Une nouvelle vision de l'Ennéagramme…
  

Frédéric Schmitt

 

 

 

Un psychologue américain Paul Ekman à mis en évidence cinq émotions fondamentales universelles et indépendantes de la culture ou l’éducation.

Il en conclut que ces émotions font partie de l’équipement biologique et génétique de l’être humain, comme un pré-programme réactif physiologique et comportemental. Ainsi le dégoût permet à n’importe quel mammifère de rejeter violemment une substance qui lui est toxique, comme l’amertume pour l’être humain.

Ces cinq émotions sont : la peur, la colère, la joie, la tristesse et le dégoût.

Selon les théories des médecines orientales sur la constitution, le caractère d’une personne est organisé autour d’une émotion basique.

Cette émotion est comme un « bruit de fond » permanent et inconscient qui va s’activer à la moindre occasion et ainsi colorer toutes nos perceptions à notre insu ou presque. Ainsi celui dont le caractère est empreint de peur, va de façon inconsciente et automatique percevoir les menaces et les intentions cachées dans l’environnement. La peur va modifier ou distordre ses perceptions. L’exemple classique est la perception d’un serpent en travers de la route en se promenant le soir, alors qu’en réalité il s’agit d’une corde.

Les cinq émotions de Paul Ekman se superposent facilement aux cinq émotions de la philosophie taoïste : Eau/peur,  Bois/colère,  Feu/joie, Métal/tristesse et Terre/dégoût.

Notre travail sur l’ennéagramme a permis de connecter les types 4 et 5 à la tristesse, les types 3 et 6 à la peur, les types 2 et 7 à la colère, les types 1 et 8 à la joie, et le type 9 au dégoût.

Nous comprenons ainsi, sur la base des travaux de Paul Ekman, que le type de l’ennéagramme représente EN COLERE le type de préprogramme émotionnel qui nous affecte de façon inconsciente et altère nos perceptions.

Suivant notre histoire de vie, le type sera plus ou moins distordu, l’émotion plus ou moins forte, et donc les perceptions plus ou moins altérées.

Cela situe le type de l’ennéagramme sur un plan beaucoup plus instinctif et biologique, qu’il n’était perçu jusqu’alors.

 

 



Publication du deuxième article dans Enneagram Monthly :

 

 

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La naissance de Vénus

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Rencontre avec le quatrième sous-type

Ouranos est une divinité primordiale personnifiant le Ciel et la Vie. Sa mère et épouse est Gaïa (la Terre).

Perpétuellement uni à Gaïa, il engendre les Titans et les Titanides, les Cyclopes et les Hécatonchires, géants aux cent bras. Ouranos craint et hait les Hécatonchires bien qu’ils soient ses enfants, et il les emprisonne dans le Tartare, laissant les Cyclopes et les Titans en liberté. Gaïa persuade alors son fils Cronos de renverser son père. Celui-ci émascule Ouranos et, du sang qui jaillit, Gaïa engendre une autre race de monstres, les Géants, les trois déesses vengeresses, les Érinyes, ainsi que les Méliades. Quant aux organes génitaux tranchés, ils tombent dans la mer où Aphrodite émerge de l’écume marine (écume = Aphros).

 » Le Zéphyr, le souffle du vent d’ouest, porta Aphrodite, de l’écume jaillissante et par dessus la mer profonde jusqu’à Chypre, son île, aux rivages frangés de vagues. Et les Heures au diadème d’or l’accueillirent avec joie et lui donnèrent des vêtements immortels. Sur sa tête divine elles placèrent une belle couronne d’or finement ciselée ; elles mirent à ses oreilles, dans les trous de leurs lobes, des fleurs d’or précieux ; elles ornèrent son tendre col et sa gorge éclatante de colliers d’or. Après avoir revêtu son corps de toutes ces parures, elles la menèrent chez les Immortels. Et tous furent émerveillés à la vue de Cythérée aux cheveux ceints de violettes. » Homère, Hymne à Aphrodite.

Déesse de l’amour, Aphrodite, renommée Vénus par les Romains, a le pouvoir de rendre tous les dieux amoureux ou de leur inspirer une vive passion.

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La suite de l’article paru dans Enneagram Monthly sur l’application de l’ennéagramme à l’homéopathie

« Publication sur Enneagram Monthly : Homéopathie et Ennéagramme (partie 1) »

Hahnemann

Samuel Hahnemann
Fondateur de l’homéopathie
1755 – 1843

Une lecture précise des mots clés donnés par Laleh Bakthiar attira mon attention. Elle donnait comme émotion dominante du point 7 la gloutonnerie, ce qui était, bien sûr, identique à la définition d’Oscar Ichazo.

Il ne pouvait donc s’agir de deux modèles différents, mais de deux niveaux de lectures différents. Quand je compris qu’il était impossible à un non initié d’avoir accès aux données soufies, je sus que je ne pouvais plus compter que sur mes propres ressources.

Ma stratégie fut double :

  1. Pour chaque patient, je continuais à poser comme à mon habitude mon diagnostic de simillimum homéopathique d’une part (sans utiliser l’hypothèse de départ), et d’autre part je formulais une hypothèse de diagnostic ennéagrammique (type + sous-type).
  2. Il me fallait éclairer l’ennéagramme à partir d’autres systèmes connus pour augmenter les données et les critères diagnostics.
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Voici notre premier article sur l’application de l’ennéagramme à l’homéopathie, publié aux Etats-Unis sur Enneagram Monthly, la revue de référence internationale en matière d’ennéagramme.

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Homéopathie et Ennéagramme

Bernadette Schmitt & Frédéric Schmitt, M.D.

 

L’ennéagramme nous a été transmis au cours de retraites intensives de méditation dans les années 1990 par le Vénérable Dhiravamsa, un maitre bouddhiste de renommée internationale et ami intime de Claudio Naranjo.

Assez rapidement nous eûmes l’intuition, Bernadette et moi-même, d’un lien possible entre les trois règnes de la matière médicale homéopathique (minéral, végétal et animal) et les trois sous-types de l’ennéagramme (préservation, social, sexuel)…

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L’acceptation est enseignée dans la méditation de la pleine conscience comme une alternative à l’évitement expérientiel.


 

L’évitement expérientiel est l’attitude de contrôler, vouloir changer ou manipuler les états émotionnels, les pensées, les sensations, les souvenirs que nous évaluons comme désagréables ou douloureux.

Comme nous avons l’habitude de confondre la réalité telle qu’elle est,  avec ce que nous pensons de la réalité, chaque situation vécue, est  évaluée et catégorisée en expérience agréable ou désagréable.

Nous essayons de fixer notre boussole sur « me sentir bien » [1].

Si l’expérience est ressentie comme agréable, nous voulons retenir la sensation et en avoir plus ; si elle est vécue comme désagréable, nous mettons tout en œuvre pour la repousser, l’éviter, la nier, la supprimer ou l’oublier (en se distrayant, travaillant plus, écoutant de la musique,  prenant des médicaments, des drogues, de l’alcool, faisant du sport à outrance, …). Cette attitude est efficace uniquement sur du court terme.

La pleine conscience et les thérapies cognitives basées sur la pleine conscience proposent une alternative à l’évitement expérientiel, à la fuite ou au combat contre soi-même :

Cette attitude s’appelle l’acceptation.

Accepter n’est pas se résigner ni courber l’échine.

Bien au contraire, l’acceptation est un acte délibéré, courageux et compatissant d’auto-validation dans lequel l’individu embrasse le moment, dans l’ici et maintenant, tel qu’il se déploie, pleinement et sans défense.

Par « pleinement », nous entendons :  toutes les émotions et le contenu mental sont là pour être expérimentés, et pas simplement juste une partie de lui, et pas spécifiquement les parties que nous apprécions. Ce que nous signifions par « sans défense » est : la conscience sans jugement et sans évaluation qui observe de façon dépassionnée.

L’acceptation a deux caractéristiques :

  • L’acceptation est un choix, celui de dire oui à ce qui est déjà là. Ce n’est ni un sentiment ni un désir, mais une action délibérée, qui s’offre à nous à chaque instant.
  • L’acceptation est un processus, ce n’est pas un but en soi.

Finalement l’acceptation supporte et encourage des actions basées sur des valeurs choisies, alors que le contrôle et l’évitement expérientiel nous conduit à des actions basées sur des peurs, donc nous éloignant de nos valeurs.


[1] Références : Steven Hayes, fondateur de la thérapie ACT, Acceptance and Comitment Therapy, Thérapie d’acceptation et d’engagement et Benjamin schoendorff : Faire face à la souffrance avec la thérapie ACT

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