Une nouvelle vision de l'Ennéagramme…
  

ACT

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L’acceptation est enseignée dans la méditation de la pleine conscience comme une alternative à l’évitement expérientiel.


 

L’évitement expérientiel est l’attitude de contrôler, vouloir changer ou manipuler les états émotionnels, les pensées, les sensations, les souvenirs que nous évaluons comme désagréables ou douloureux.

Comme nous avons l’habitude de confondre la réalité telle qu’elle est,  avec ce que nous pensons de la réalité, chaque situation vécue, est  évaluée et catégorisée en expérience agréable ou désagréable.

Nous essayons de fixer notre boussole sur « me sentir bien » [1].

Si l’expérience est ressentie comme agréable, nous voulons retenir la sensation et en avoir plus ; si elle est vécue comme désagréable, nous mettons tout en œuvre pour la repousser, l’éviter, la nier, la supprimer ou l’oublier (en se distrayant, travaillant plus, écoutant de la musique,  prenant des médicaments, des drogues, de l’alcool, faisant du sport à outrance, …). Cette attitude est efficace uniquement sur du court terme.

La pleine conscience et les thérapies cognitives basées sur la pleine conscience proposent une alternative à l’évitement expérientiel, à la fuite ou au combat contre soi-même :

Cette attitude s’appelle l’acceptation.

Accepter n’est pas se résigner ni courber l’échine.

Bien au contraire, l’acceptation est un acte délibéré, courageux et compatissant d’auto-validation dans lequel l’individu embrasse le moment, dans l’ici et maintenant, tel qu’il se déploie, pleinement et sans défense.

Par « pleinement », nous entendons :  toutes les émotions et le contenu mental sont là pour être expérimentés, et pas simplement juste une partie de lui, et pas spécifiquement les parties que nous apprécions. Ce que nous signifions par « sans défense » est : la conscience sans jugement et sans évaluation qui observe de façon dépassionnée.

L’acceptation a deux caractéristiques :

  • L’acceptation est un choix, celui de dire oui à ce qui est déjà là. Ce n’est ni un sentiment ni un désir, mais une action délibérée, qui s’offre à nous à chaque instant.
  • L’acceptation est un processus, ce n’est pas un but en soi.

Finalement l’acceptation supporte et encourage des actions basées sur des valeurs choisies, alors que le contrôle et l’évitement expérientiel nous conduit à des actions basées sur des peurs, donc nous éloignant de nos valeurs.


[1] Références : Steven Hayes, fondateur de la thérapie ACT, Acceptance and Comitment Therapy, Thérapie d’acceptation et d’engagement et Benjamin schoendorff : Faire face à la souffrance avec la thérapie ACT

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