Institut M.A.R.I.E.

Une nouvelle vision de l'Ennéagramme…

  

 

Bienvenue sur le blog de l’Institut Marie

Ce blog est une émanation de notre site consacré au travaux que nous avons mené depuis 2000 sur l’Ennéagramme et ses liens avec les différents systèmes traditionnels énergétiques comme la médecine  taoiste, ayurvédique, tibétaine et plus moderne homéopathique, incluant aussi les systèmes psychologiques  comme les typologies de Jung, Le Senne, Berger, Reich et Plutchik, Young,  ou encore le Mandala des 5 Familles de Sagess du bouddhisme tibétain, et autres encore … Site de l’Institut Marie

Nous avons récemment élargi la recherche au domaine astrologique, mettant en lien les dominantes planétaires,  la constitution et les types de l’Enneagramme . Vous pouvez vous reporter à notre nouveau site consacré à ce volet : Site Astrologia

Vous trouverez également sur ce blog certaines données relatives aux liens existants entre l’Ennneagramme et des domaines  plus ésotériques comme les dix sphères de la Kabbales, les 72 Anges ou souffles Divins , les Lames majeurs et mineures du Tarot.

Aux dernières avancées de la recherche s’ajoute la classification des 38 Fleurs de Bach parmi  les types  et sous types de l’Ennéagramme, ce sujet des Fleurs de Bach et des 36 décans en astrologie étant plus largement abordé dans notre site consacré à nos travaux sur l’Astrologie

Bienvenue également sur notre groupe Facebook, dédié à nos recherches, et entièrement bilingue !  : Enneagram and Beyond

 

Guérison

 

Le doux voile orangé du soleil épousait la large plaine du Gange, infusant ses mille et unes senteurs dans la tiédeur du soir qui commençait à tomber.

Caché derrière un bosquet, un groupe de femme offrait leurs chants sacrés au divin Vishnou dont on apercevait au loin le temple et la blancheur étincelante des minarets.

Le cri strident des alouettes parvenait à peine à rompre la quiétude quasi surnaturelle des lieux.

Je remarquais, non loin des murs d’argiles qui entouraient la ville, un arbre gigantesque et majestueux autour duquel une foule grossissante s’était rassemblée.

« Allons voir, proposais-je à mon mari en lui tirant impatiemment le bras. »

Comme à son habitude, il se tenait à distance et se contentait d’observer attentivement la procession qui se déroulait sous nos yeux…

Nous vîmes des malades, certains grandement estropiés,  douloureusement   courbés sur des cannes, des vieillards portés à bout de bras par leurs proches, les yeux révulsés, des lépreux se trainant courageusement  dans la terre et la poussière , des enfants ceints de linges mouillés, les yeux noircis par les mouches, luttant contre la mort, des femmes implorants, suppliants. Tous se pressaient, comme aimantés,  vers le lieu sacré.

« Seigneur Bouddha, imploraient -ils, sauvez mon enfant, libérez moi de la folie, guérissez moi de la maladie, et de la souffrance. » pleuraient ils tous d’une même prière.

Une colonie de mésanges avait trouvé refuge dans l’arbre à l’abondant  feuillage,  apaisant tant bien que mal de leurs chants mélodieux la lourdeur des complaintes…

La foule s’était assise dès qu’il se mit à parler. Leurs lamentations s’étaient tues, et pieusement ils écoutaient :

« Nul ne peut échapper à la vieillesse, à la maladie et à la mort. Se trouve-t-il une seule maison qui ne soit point frappée par le deuil et la perte d’un être cher ?  … »

Je vis alors mon mari s’approcher, tandis que le Sage Homme continuait à enseigner.

« Cependant, de la souffrance nous pouvons nous libérer…Il existe une méthode, un chemin.  Je désire vous le montrer. »

Les mésanges et les alouettes, elles aussi, à présent, s’étaient tues. Hommes, femmes et enfants, tous s’étaient recueillis pour recevoir les paroles que le Bouddha en ce jour proférait.

« Seigneur Bouddha !  Enseignez-moi ce chemin. Je veux, de la vie, en extraire la force, l’énergie, et l’élan vital. Je souhaite  donner aux humains des remèdes qui les aident à trouver en eux-même le chemin de la guérison, et leur permettre ainsi d’atteindre au but élevé de leur existence. Aidez-moi à trouver ce précieux chemin ! »

Le soleil venait de se coucher à l’horizon, embrasant d’un rouge profond le regard de l’Eveillé.

Enfin, je  vis mon mari s’agenouiller en prières et recevoir des mains du Bouddha une pieuse bénédiction.

« Ton vœu se réalisera ! Maintiens ce souhait de vies et de vies. Je t’aiderai à lever les obstacles, car, sur ton chemin, tu en rencontreras beaucoup. »

 

Le vaillant coucou de l’horloge venait tout juste de sonner huit heures.

Les brumes hivernales commençaient à se dissiper, laissant un timide rayon égayer l’étroit bureau  qu’ils n’avaient pas pris encore le temps de chauffer.

La petite ville de Köthen frileusement se réveillait.

Mais, que faisait Mélanie ? Ce n’était pas dans ses habitudes de se lever si tard… grogna- t-il.

Il termina le cours qu’il devait présenter dans la journée. Il lui manquait encore quelques données  qu’il recherchait  dans son  volumineux traité de « Matière Médicale Pure » pour exposer plusieurs nouveaux cas de pathologies chroniques guéries.

Une délicieuse odeur de café l’arracha subitement de son travail. Oui, il ne savait pas résister à cette boisson qui , il le savait pourtant, lui était fortement contre indiquée.

Mélanie, en bas, avait installé les bols fumants sur la grande table de la cuisine, mais elle n’eut pas le temps de l’appeler que déjà il terminait de descendre les rudes escaliers.

« On n’a pas idée, à mon âge, d’habiter une maison pareille ! » , pensait il en lui- même. « Un jour, elle deviendra mon cercueil, ses escaliers sont pires que ceux de l’enfer ! »  maugréa-t-il.

« Mon trésor, tu as dormi bien longtemps aujourd’hui !  Je vais devoir partir très vite. Mes jeunes étudiants m’attendent à la clinique. Je viens de leur préparer de magnifiques cas guéris ! »

Mélanie se tenait pensive, le regard dans le vide …

« Mais que se passe- t-il ma chérie ? Dis-moi, parle-moi. Je t’en prie … »

« Je viens de faire un rêve si fort, si beau, si puissant. Nous étions en Inde tous les deux et puis … »

Elle éclata en sanglots …

« Et puis toute cette souffrance !  Oh, cela était terrible…Tu demandais de l’aide à un grand Sage qui enseignait sous un arbre. Tu lui demandais de t’aider à améliorer la santé des humains. »

Elle pleurait encore.

« Mon Samuel, je ne peux oublier ce regard plein de compassion qu’il t’a adressé quand tu t’es agenouillé devant lui. Il t’a promis de te protéger. Pardon, j’en suis encore toute retournée. »

Il s’avançât vers sa femme et tous deux se serrèrent très fort dans les bras…

Elle continua de lui raconter tout le rêve.

Oui du courage il lui en faudrait.  Sa science homéopathique déjà subissait de sévères attaques et allait connaître encore bien des revers et d’injustes procès. Ils le savaient tous les deux.

« Oh mon Samuel ! Les dernières paroles qu’il t’a adressées sont si puissantes ! »

Elle décida d’aller faire graver cette phrase et de l’accrocher sur le frontispice leur maison :

 

Dr Samuel Hahnemann

Gardez la Foi dans vos souhaits de Guérison.

L’Amour, le Bien et le Beau finissent toujours par triompher.

 

 

Cher Maître,

Deux cent ans bientôt nous séparent, mais comment appeler cette douce enclave d’éternité, dans laquelle sont venues se lover notes après notes chacune de vos divines et étonnantes mélodies, comment peut-on appeler en effet une si parfaite harmonie des sons, du rythme, du mouvement,… Me faudra-t-il inventer des mots à mon tour, comme vous avez su alors sur vos simples pages d’écritures, inventer de nouvelles tonalités ?  Me faudra-t-il , moi aussi , transcender la notion même du temps, m’éléver toujours plus pour ne plus échapper aux divines lois de votre inspiration…

Ne m’avez-vous pas enseigné que la musique s’engendre d’elle –même, mesure après mesure, comme l’esprit naît du silence, seconde après seconde. Maître du Silence, vous en êtes devenu le divin interprète, comment rendre avec des mots ces somptueux échos venus d’un si lointain espace, celui de nos cœurs à jamais réunis.

Ne nous avez-vous pas enseigné que la musique guérissait nos cœurs et qu’en guérissant nos cœurs elle élevait nos âmes. N’est ce pas le plus beau de vos enseignements, vous qui avez su relever la tête quand le destin vous étranglait à la gorge, et qui avez su repousser au loin les violents appels du désespoir, gardant confiance dans les divines lois de la création et des soeurs joyeuses de l’inspiration.

Ne sommes-nous pas, ainsi que vous le disiez, des êtres à l’esprit infini, uniquement nés pour la joie et la souffrance. Vous rajoutiez à cela que les plus éminents s’emparaient de la joie au travers de la souffrance.

Cette joie, vous l’avez conquise de hautes luttes, l’emmenant au plus haut du firmament pour qu’en pluie fine et lumineuse elle retombe peu à peu sur nous, éternelle source de grâce et de délivrance, merveille des merveilles de la création, vous l’avez chanté comme personne, et je vous espère à présent dans les champs purs élyséens, délivré et heureux. Je pense que par delà la vôute des étoiles, entouré d’innombrables assemblées d’anges, vous nous regardez avec l’œil compatissant d’un vieux sage qui sait nos tourments, nous qui essayons de rester tous ensemble des frères, car c’est au travers de ces mêmes tourments que vous êtres parvenu aujourd’hui si haut dans le firmament.

Vous avez enchanté ma vie, et bien d’autres vies encore et je sais aussi que toutes ces marques d’amour et d’affection vous les entendez, où que vous soyez.

Vôtre élève et dévouée

Bernadette

Sarlat , Avril 2012

 

 

Voir sa configuration ennéagrammique selon notre Modèle du Diamant :

http://www.enneagramme-marie.fr/portraits/255-ludwig-van-beethoven

 

 

 

Le type 5 : un élément central

Le type Cinq  jouit d’une place toute particulière dans l’Ennéagramme  même si  cette place n’est  pas visible directement  sur le diagramme de Gurdjieff, contrairement aux autres systèmes en neuf qui lui sont rattachés, comme le système des 9 points du Bagua et des Séphira de l’Arbre de Vie hébraïque , où sa place centrale est on ne peut plus évidente et parlante. ( voir schéma et chapitre 4 )

Pourquoi cette position centrale est cachée aux yeux de l’apprenti ennéagrammien ?  Cela doit avoir  certainement un sens.

L’ennéagramme n’est  t il pas depuis le début de sa création un livre aux 7 sceaux , dont le sens caché  doit  être révélé à celui qui se donne la peine de s’y pencher, pour paraphraser la célèbre phrase de Gurdjieff :  » L’ennéagramme est un symbole universel et chaque science peut être interprétée au travers de lui, et ainsi, pour celui qui sait comment l’utiliser, l’ennéagramme rends les livres et les librairies inutiles. Si une personne isolée dans le désert traçait l’ennéagramme dans le sable, elle pourrait lire les lois éternelles de l’univers, et elle apprendrait chaque fois quelque chose de nouveau qu’elle ignorait complètement auparavant. »

 

pardon, schéma non traduit en français !

 

 

Symbolique du chiffre 5

Penchons nous donc aujourd’hui un peu plus sur ce fameux Type 5 et sur la symbolique du chiffre 5.

Selon différentes traditions que nous allons étudier tout au long de cet article,  le chiffre 5 symbolise  l’Homme dans la plénitude de sa Conscience. Il est symbole d’équilibre et d’ épanouissement.

Nous trouvons  tous les  éléments de la tradition chinoise  (Metal, Eau, Bois, Feu et Terre ) et ayurvédique  ( Terre, Eau, Feu, Air, Espace ) au nombre de 5.

Ce nombre 5 , qui caractérise les éléments,  semble, je cite ici Tenzin Wangyal Rimpoché,  « trop petit par rapport à toute la diversité des choses et des êtres, mais ces 5 éléments se divisent à leur tour à l’infini en ramifications plus subtiles.  Ceci peut par exemple s’appliquer au corps. Il existe cinq appendices majeurs reliés au tronc : deux jambes, deux bras et une tête. Chacun d’eux à son tour se divise en cinq autres, les bras et les jambes en cinq doigts et orteils, la tête en cinq organes sensoriels.  »

On ne peut réduire le monde à ces 5 éléments bien sûr, mais ces 5 éléments reliés à nos 5 sens sont les portes de notre conscience qui nous permettent de réaliser l’unité intérieur entre notre monde physique   (la matière ) et celui  de notre mental ( l’Esprit ) et à ce titre, ce chiffre 5 symbolise très justement  le parachèvement de harmonie et l’équilibre intérieur. Par la maitrise de notre esprit, nous avons maitrise de notre corps et du monde physique qui nous entoure et par une meilleure conscience de notre corps et de nos sens, nous repoussons les limites même  de notre  l’esprit.

 

Le type 5, et la symbolique du  Soleil

 

F Nietzsche, type 5 de l’Ennéagramme

« 

Lorsque Zarathoustra eut atteint sa trentième année, il quitta sa patrie et le lac de sa patrie et s’en alla dans la montagne. il jouit de son esprit et de sa solitude et ne s’en lassa point durant dix années. Mais enfin son cœur se transforma, et un matin, se levant avec l’aurore, il s’avança devant le soleil et lui parla ainsi :

« Ô grand astre ! Quel serait ton bonheur, si tu n’avais pas ceux que tu éclaires !

Voici dix ans que tu viens ici vers ma caverne : tu te serais lassé de ta lumière et de ce chemin, sans moi, mon aigle et mon serpent.

Mais nous t’attendions chaque matin, nous te prenions ton superflu et nous t’en bénissions.

Voici ! Je suis dégoûté de ma sagesse, comme l’abeille qui a amassé trop de miel. J’ai besoin de mains qui se tendent.

Je voudrais donner et distribuer jusqu’à ce que les sages parmi les hommes soient redevenus joyeux de leur folie, et les pauvres, heureux de leur richesse.

Voilà pourquoi je dois descendre dans les profondeurs, comme tu fais le soir quand tu vas derrière les mers, apportant ta clarté audessous du monde, ô astre débordant de richesse !

 

Ce texte merveilleux,  prélude au long poème philosophique  »  Ainsi parla Zarathoustra, » de Nietzsche  , est une illustration admirable de la symbolique du type 5 dans l’Ennéagramme.

Nous verrons au travers des systèmes anciens du taoisme et de la kabbale, que cette  notion  de centrage, d’unité, et d’équilibre est fondamentale dans le type 5. Elle a pour fonction de tout centraliser, pour tout re-dispatcher  autour de lui, à l’instar du soleil dans l’univers, qui concentre à lui seul la chaleur et l’énergie qu’il redistribue aux autres planètes du système solaire.

Il y a dans le mystère du soleil et du ressourcement de l’énergie solaire, tout la symbolique et le mystère propre au type 5 de l’Ennéagramme.

D’où  prend le soleil sa force, sa chaleur, son énergie ?

Le type 5 est à l’image de ce soleil, seul, en équilibre,  au centre de l’univers,  qui concentre et rediffuse toute l’énergie nécessaire à la  course  des planètes et à la vie sur la Terre. Il y a une phénomène d’échanges et d’inter-dépendances constants entre lui et les autres planètes du système.

A l’image du soleil, le type 5 semble seul au milieu de tous et pourtant, peut être est ce ce qui fait dire sans doute à Ichazo qu’il appartient au Domaine des Interactions Sociales, le type 5 a un sens aigu de l’interdépendance de toutes choses. Plus que tous il souffre de ne pas se sentir connecté aux autres, et surtout on pourrait dire  à lui même, quand il a perdu le lien qui le ramène  au centre de lui même, c’est à dire à la  conscience de son être,  à la compréhension de son propre esprit.

. Cette compréhension et ce centrage étant en quelque sorte son oxygène, sa nourriture quotidienne  et la condition sine qua non à son équilibre et à son épanouissement. Lorsque nous avons conscience de ce que nous sommes, ce qui nous sommes, nous ne nous sentons plus seuls.

Plus que tout autre il a besoin de se recentrer, de se reconnecter à son corps ,  à ses sensations pour accéder à un meilleur niveau de compréhension,  de conscience et de connaissance. Cette reconnexion et cet ancrage  au corps  et à lui même sont  indispensables s’il ne veut pas tomber dans l’abime du vide, de la dépersonnalisation, et de la perte d’identité dont il souffre de manière récurrente.

Le Type 5 a besoin, comme le soleil, de se retrouver seul , au centre de son univers, afin de se ressourcer, de se recharger et de pouvoir diffuser à son tour l’énergie de chaleur interne, d’amour et de sagesse dont il a besoin pour s’épanouir, en toute harmonie et équilibre.

Une fois qu’il est ainsi ressourcé et  rechargé, il peut dispenser une énergie extrêmement bénéfique autour de lui, bien qu’il puisse en douter lui même, car souvent il manque de confiance en lui, et pense qu’il est bien peu utile en ce monde.

Sa force,  son besoin de centrage et  d’indépendance,  qui peuvent  le maintenir éloigné des relations sociales dans son aspect non éveillé, peuvent  au contraire être extrêmement inspirants quand il est lui même équilibré et éveillé.

Beaucoup ont souvent attribué le type 5 au Bouddha, ce qui me parait fort judicieux aussi .

 

Little Buddha, film de B Bertolucci

 

Pour illustrer cette notion essentielle de centralité et d’équilibre  dans le type 5, on peut se référer également aux deux systèmes connus de tous, le Bagua et la Kabbale

 

Le type 5 dans le Bagua et la Kabbale

 

Le Bagua: 

 

 

Dans ce système taoiste du Bagua,  vieux de plus de  2500 ans,  nous voyons très clairement  que le 5  est central, au milieu de la forme géométrique.

Il est entouré des huit Trigrammes, chacun correspondant à une direction, une saison de l’année, un élément (figure de gauche ) .

Nous le retrouvons toujours au centre dans le carré Lo Shu ou carré magique, qui est une autre représentation traditionnelle de ces 8 trigrammes  (dessin de droite )

Il est également représenté par le symbole  taoiste du Yin et du Yang, signifiant l’ancrage et l’équilibre parfait  des énergies internes, notions que l’on va retrouver dans la Kabbale également avec la Séphiroth Tipheret, symbolisant à la fois le Soleil,  l’Equilibre et la Beauté dont je parlerai plus bas.

L’astrologie sino-tibétaine définit également ces mêmes Trigrammes,  répartis à la manière de ce Bagua et de ce carré magique,  autour d’un point central, le point 5, représenté par le symbole du Yin et du Yang ce qui porte à 9 le nombre de ces points, appelés également Mewa.

Cette astrologie décrit neuf types de personnalités, calculés sur la base de l’année de naissance, et comme vous pouvez le constater, ces 9 types de personnalités ne sont en rien différents, des 9 types de l’Ennéagramme, ce qui me laisse à penser qu’Ichazo devait certainement connaitre ce système, mais n’en a jamais fait état en ne citant point ses sources.

Voici quelques mots clefs et définition du Mewa 5 dans la système taoiste du Bagua, ce qui nous amène ,  si besoin est, une fois de plus la preuve évidente que l’Ennéagramme ne date pas d’hier … Point besoin de réinventer la roue … comme le dit mon ami Jack.

Le Mewa 5 :

Les personnes qui sont de Mewa 5 sont nés dans dans les années  1932, 1941, 1950, 1959, 1968, 1977, etc..

Nous pouvons être de type 1 ou 7 ou 3, etc…  dans l’ennéagramme et de Mewa 5, mais aussi de type 5 et aussi de Mewa 5, ce qui en accentue notablement les traits, les deux systèmes étant quasi identiques point par point  …

Extrait Robert SAchs : The 9 Star KI system  :

Aspects psychologiques :

Mots-clefs : centrage, suffisance, apathie, manque de confiance, grande endurance aux épreuves, solitude et mécompréhension,   sensation de vide et/ou de plénitude.

Développement spirituel : Contemplation, écoute.

 » Equilibre et intégration de tous les aspects de notre être d’une façon saine et bénéfique. Santé.

La tradition tibétaine voit dans le Mewa 5 les personnes les plus naturellement religieuses. Il existe un lien fort entre eux et leurs ancêtres et ainsi ils devraient faire de cette vénération des ancêtres une part de leur pratique spirituelle,

Les 5 ont un très fort désir de se diriger vers une  vie spirituelle.

Cependant, comme ils sont rapides dans leurs pensées et dans leurs actes de telles personnes peuvent rater des opportunités de croissances et d’apprentissages si celles ci ne sont pas évidentes.

Afin d’approfondir leur compréhension, ils doivent développer une meilleure écoute et prendre du temps à la contemplation.

Ils ont besoin de tranquillité pour équilibrer leur nature agitée.

Les 5 sont sensibles à la musique qui est utile dans leur développement spirituel. Elle leur permet de prendre le recul nécessaire dont ils ont besoin dans leur vie.

Ces personnes sont naturellement altruistes, cependant ils sont parfois bourrus.

Leur altruisme passe souvent inaperçu parce qu’ils trouveront une solution aux problèmes des autres par des moyens inhabituels et souvent parfaits.

Par conséquent les autres pourront rejeter l’aide qu’il leur offre, ou ne pas apprécier pleinement ce que les 5 ont fait pour eux.

De tous les mewas, le 5 est le plus mécompris et malaimé juste parce qu’il est lui même.

ll est conseillé pour de telles personnes de pratiquer les vertus de la patience, de la tolérance et de l’humilité afin d’adoucir leur caractère et aider à améliorer les difficultés qui peuvent survenir entre les autres et eux.  »

 

L’Arbre de Vie : 

 

 

 

Nous voyons dans l’arbre de Vie,  la séphiroth  centrale nommé Tiphereth ,

Elle est, pareillement au point  central du Yin et du Yang dans le  Bagua,  placée au centre du système.

Semblable au moyeu dans le centre des rayons d’une roue, elle agit comme un catalyseur, interagissant avec l’ensemble du système et des autres Séphira avec lesquelles  elle est directement liée. Elle maintient la cohésion,  l’unité et l’harmonie parfaite  du système , la Torah parle également d’inter-inclusion pour cette Séphiroth , dans laquelle  chaque aspect d’une chose reflète toutes les autres parties, comme dans un hologramme.

Elle  correspond à la conscience du « moi, » du « je » , à un niveau personnel, et elle  nous met en contact avec ce que nous sommes vraiment.

Elle nous permet de découvrir notre véritable identité et contribue à nous libérer des conditionnements extérieurs et à développer notre libre arbitre.

Cette Séphiroth  est selon la Tradition reliée au Soleil et représente l’Harmonie, l’Equilibre, la Beauté, notion que nous trouvons déjà dans le symbole taoiste du Yin et Yang , pour le point central du  5 .

Voici quelques mots clefs la résumant :

Tipheret : La Beauté, l’Harmonie

Symbole : la Croix

Archétype : Un jeune enfant

Planète : soleil

Vertu : Dévouement au Grand Œuvre

Vice : Orgueil

Ombre : Vide

Illusion : Identification

Essence du chemin: centralité, totalité

Expérience spirituelle : Vision de l’harmonie des choses.

Aspects positifs : Unification. Cohésion.  Centrage.  Ancrage. Equilibre. Harmonie. Plénitude. Organisation. Discernement et sagesse. Combinaison et réconciliation des contraires. On rayonne sa propre lumière. Profondeur et authenticité. Capacité à commander, à diriger et à gouverner.     

Aspects négatifs : Forces de dissociation,  de séparation et de désintégration. Dualité. Antagonisme. Ambivalence. Incapacité à exprimer ses valeurs profondes et véritables. Orgueil. Autosuffisance. S’illusionne sur  lui même. Identité faible. Manque d’affirmation et de confiance en soi.

 

Tipheret et le type 5 de l’Ennégramme :

Si nous suivons l’ordre traditionnel , nous trouvons Kether associé au type 9, Hochmah au type 1, Binah au type 2, Hesed au type 3, Géburah au type 4 et enfin Tiphéreth au type 5 de l’Ennégramme.

Cette sphère est selon  nos travaux dévolue au type 5 de l’Ennéagramme, dans lequel elle trouve sa parfaite réplique.

Ici la définition du type 5 selon le  fondateur de l’Ennéagramme dit de la Personnalité, Oscar Ichazo :

 L’OBSERVATEUR.

Il est fixé dans le domaine de l’interaction sociale et se manifeste comme quelqu’un qui cherche à voir sans être vu. II a des antennes perceptives très développées mais, refusant de courir le risque de l’implication personnelle, il s’abrite derrière le masque de la sociabilité feinte ou du cynisme.

Le CINQ (l’Observateur/radin) est enraciné physiologiquement dans le système de protection (peau et système lymphatique) qui régit dans la psyché la « fonction du temps » correspondant à « notre besoin d’être aimé », car au début de la vie, le développement de cette fonction est lié à l’action de la mère, en particulier dans les soins et caresses qu’elle prodigue, à même la peau, à son nourrisson. Si cette action a été déficiente, il risque d’en résulter pour l’enfant une certaine fragilité constitutionnelle, de la torpeur et des sentiments de frustration et d’isolement qui marqueront profondément son psychisme et sa sociabilité. Sa passion est l’avarice, mais c’est surtout de ses sentiments qu’il est avare car il les garde à l’intérieur et a peur d’en faire part à autrui. Sa position de retrait fait de lui un observateur si attentif du jeu social qu’il peut arriver à connaître parfaitement les mécanismes sociaux et à devenir alors capable de s’intégrer dans la société pour y jouer son rôle pleinement mais avec détachement, c’est-à-dire sans rester identifié à ce rôle.

Le CINQ a peur de ne pas en savoir assez pour se débrouiller dans la vie. Cela le conduit à avoir une attitude d’observation et de retrait par rapport aux au­tres (domaine de l’interaction sociale), car il préfère étudier et réfléchir que s’engager dans le jeu social qui a toujours pour lui quelque chose d’inquiétant.

Détachement : quand nous réalisons notre vraie nature en profondeur, nous devenons spontanément et sans effort détaché de ce qui n’est pas notre vraie nature.

Omniscience : l’expérience qu’il y a une ample disponibilité de connaissance et une abondance d’énergie pour chacun.

 

Le type 5 selon l’enseignante soufie Laleh Bakhtiar :

Aspects négatifs : Apathie devant la nourriture, le sexe, gagner sa vie. En retrait de la vie. Ralentissement des appétits. Contrôle de soi excessif (ascétisme). Ressentiment. Suffisance. Désespoir. Dissimulation. Impassible. Indifférent. Absence d’émotions. Asocial. Manque de vitalité. Paresseux. Manque du désir nécessaire. Avarice. Pingrerie. Obstiné. Têtu.

 

 

La Prajnaparamita

La Prajna Paramita et le type 5

Je finirai cette  présentation du type 5 en disant qu’il  correspond également selon nos travaux à la 6e Paramita (Vertu ) du bouddhisme Mahayana et Vajrayana

Paramita veut dire en sanskrit un vertu menée à sa perfection, cette perfection nous menant au delà,  sur une autre rive (para ).

Cette 6e Paramita, appelée  Prajnaparamita, signifie en sanscrit , une  connaissance, une sagesse menée à sa perfection, Jna signifiant savoir, connaitre, et pra , excellement,

Prajna paramita signifie connaitre , savoir parfaitement.

Elle correspond à la sagesse, la connaissance ultime qui est essentiellement de comprendre la réalité comme elle est, sans être guidé et illusionné  par elle. Comprendre la vraie nature de notre esprit et des phénomènes tels qu’ils sont, à savoir  dénués de toute existence propre, sans origine, base ou fondement.

Il s’agit de connaitre la vérité ultime,  l’ultime aspect  de la sagesse .

 

Schéma des 10 Paramitas bouddhistes en lien avec les 9 types de l’Ennéagramme (la 10 e Paramita englobant les 9 précédentes )

 

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En raison d’un piratage massif de nos blog et sites, certains documents et illustrations ne figurent plus,

Patience, blog en cours de réfection.

 

Faire et défaire, faire et défaire encore, comme le cycle interminable des saisons, qui s’installent et repartent, comme le  cycle de nos vies.

Ce que nous  faisons nous pouvons le défaire, c’est même une loi naturelle. Mais ceux qui défont à notre place, ceux là vont contre les lois de la nature même.

Et ceux là  même,  seront rattrapés par leurs propres lois, celles qu’ils se sont dictées…

Merci aux personnes bien mal intentionnées de se donner autant de mal pour nous nuire.

Ce genre d’action signe leur faiblesse et tôt ou tard ces personnes finissent par être montrées du doigt et démasquées.

Pour le bien de tous …

Si vous êtes victimes aussi de ce genre de pratiques nuisibles et malveillantes, parlez, dénoncez, même si vous ne connaissez pas le nom des personnes.
 
Parler est le meilleur bouclier envers ceux qui sous estiment notre capacité à aimer, à pardonner, et à ne pas vivre dans la honte et le silence ce qu’ils aimeraient tant que l’on taise …
On vous nuit et vous devenez les méchants, les mauvais…
Parler est la seule manière d’inverser cette logique insensée et perverse
L’heure est à la parole.
Balancez 😉 les êtres qui vous nuisent, dénoncez les pratiques malveillantes de ceux qui vous espèrent dans le sombre cachot du silence et de l’impuissance …
Savent -ils que la bouche de la Sagesse n’a point de bâillon, et que la Vérité ne se laisse jamais manipuler.
Elle seule sait, elle seule parle pour de vrai …

 

 

 

Sur le bord de l’Ennéagramme je me suis assise et j’ai pleuré…

 

A nos amis lecteurs, qui pour beaucoup découvrent nos travaux ou s’y replongent,  après une léger aperçu , pour tous ceux qui ressentent de l’étonnement, de la perplexité, du doute, voire du mépris, et qui s’interrogent sur le bien fondé de notre recherche,  sur l’ajout de toutes nos nouvelles données, le renversement des anciennes , les liens avec des systèmes énergétiques qui leur semblent à des milliers d’années lumières de ce qu’ils ont appris dans les écoles d’Ennéagramme, pour tous ceux là qui s’interrogent, pour ceux qui sont ouverts et de bonne volonté, comme pour ceux qui nous rejettent ou nous critiquent , pour tous je prends ma plume aujourd’hui , parce que je vous aime .

Et je vous dirais tout simplement :

Ne sommes nous pas tous guidés et inspirés par le même  souhait, le même désir profond de faire le bien autour de nous, de soulager la souffrance pour autrui comme pour nous même, n’aspirons nous pas tous à ce bonheur auquel nous croyons tous encore, à cet idéal d’amour, de paix et de fraternité qui nous habite tous au plus profond de notre être ?

Ne sommes nous pas tous assoiffés d’Amour et de Vérité ?

Ne sommes nous pas tous affligés quand le miroir de l’Âme s’obscurcit, et que l’ignorance vient déposer devant nos yeux son épais voile  qui nous éloigne de la lumière ?

Ne sommes nous pas tous  affligés par notre manque de clarté, nos doutes, nos confusions  qui brouillent  le chemin de  la vision , de  la vérité, et du bonheur ?

N’avons-nous pas tous rêvé de connaitre cette lumière, de voir ce voile se dissiper,  de naître à de nouvelles vérités ?

N’avons -nous pas tous imaginé  être ces êtres éveillés et  libérés, parcourus de nouvelles sensations, de nouveaux sentiments, de nouvelles intuitions, de nouvelles inspirations, inondés  de Grâces et dépouillés de toutes peurs devant l’abolition de nos conditionnements, de nos concepts, de nos limitations ?

N’avons-nous  pas tous rêvé d’être ces êtres là , ruisselants de Bonheur ?

Et n’avons-nous  pas tous rêvé de voir tous les êtres autour de nous inondés de ce même Bonheur , de cette même Grâce  ?

 

Imaginez vous que ce bonheur se trouve dans le creux de votre main, pas plus gros qu’une petite boule, comme une boule de cristal, ou un objet précieux, de votre choix…

Cette boule est claire et limpide comme du Cristal, à tel point que vous puissiez y lire tous  les secrets, toutes les vérités qui vous mènent à ce Bonheur.

Cette boule est devenue votre ami, votre guide, vous ne  pouvez plus vous détourner de sa vision.

Imaginez  que cette boule vous dise : «  Je vais te  montrer le chemin du bonheur « 

Vous allez bien sûr la chérir, la garder plus ou moins secrètement avec vous, la tester aussi, la mettre au défi.

Et puis un jour quand vous aurez été convaincus, cette boule vous dira : «  Maintenant que tu as trouvé le chemin du bonheur, laisse moi sur le bord du chemin et fait le vœu que chaque être humain la découvre, car chaque être humain a le pouvoir de se libérer par lui-même, de ses limitations, de ses concepts, de ses préjugés, de ses peurs.   C’est à chacun de faire l’expérience du bonheur, c’est à chacun de se libérer de la souffrance.  Ne cherche pas à convaincre autrui de ton expérience du Bonheur. Fais juste le souhait sincère qu’il le trouve par lui-même, que tous les êtres puissent le trouver par eux même… « 

Chers amis, il en va de même avec l’Ennéagramme…

Faites chacun l’expérience de ce merveilleux trésor, ne vous fermez pas, mais au contraire  ouvrez vous totalement,  libérez vous  des carcans, des dogmes, des clichés et des idées reçues…  

Osez étudier par vous-même, osez vous aventurer dans les sources, même lointaines, même inconnues, n’ayez peur de rien…

Agissez avec Courage, avec Dignité, avec Fierté

Et vous comprendrez, vous verrez comme nous, avons vu, cherché, découvert au fil de ces 20 années de recherches sur le Modèle.

 

Et surtout chers amis, faites le pour le bien de tous, pour le bien de l’Humanité , faites le par amour pour autrui, par amour de la vérité.

 

Je vous aime

St Léon sur Vézère, le 10 février 2018

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je tombe ce matin sur cet ancien texte écrit par Frédéric :

Le matérialisme spirituel : un obstacle au travail sur soi et à la reconnaissance de notre constellation intérieure.

 

Les informations que nous donnons sur le rapprochement entre l’ennéagramme et les autres philosophies et sciences donnent accès à une connaissance très approfondie voire ésotérique de l’être humain.

 

Notre expérience nous a montré qu’il est très difficile de reconnaître notre miasme fondamental. Par contre le sous-type instinctif est en général beaucoup plus facilement identifiable nous verrons pourquoi.

 

Notre miasme dominant ainsi que la tendance fondamentale qui lui est lié, est une souffrance profondément refoulée dans notre inconscient.

 

Le luétique instinctif  (891 )fixé dans le bien fondé de ses croyances aura du mal à admettre que sa tendance fondamentale est basée sur l’ignorance.

Le psorique émotionnel  (234 ) séducteur et théâtral aura du mal à admettre que sa tendance fondamentale est basée sur l’aversion et la haine.

Le sycotique mental  (567 ) pseudo détaché et libre penseur aura du mal à admettre que sa tendance fondamentale est basée sur le désir et l’attachement.

 

 

Les caractéristiques décrites pour tel ou tel type n’ont rien de péjoratif ou de rabaissant. Il n’y a pas de miasme ou de type meilleur qu’un autre.

 

Il s’agit juste si l’on veut s’en libérer de reconnaître une tendance profondément enracinée en soi.

 

La question est : voulons-nous vraiment nous connaître et nous transformer et cela va impliquer une remise en question forcément douloureuse ou bien voulons-nous flatter notre ego et continuer à imaginer ce que nous voudrions être ?

 

Le vénérable Chögyam Trungpa Rimpoché, un des plus grands maîtres bouddhistes tibétains qui a vécu et finit ses jours aux Etats-Unis, appelle ce processus le matérialisme spirituel. Voici ce qu’il en dit[1] : « Ici, deux approches semblent possibles. L’une consiste à essayer de vivre en accord avec ce que nous voudrions être, l’autre à tenter de vivre ce que nous sommes. Essayer de vivre en accord avec ce que nous voudrions être revient à prétendre que nous sommes un être divin,  ou une personne réalisée. Lorsque nous prenons conscience de ce qui ne va pas en nous, de la nature de notre faiblesse,…la  tentation naturelle consiste à essayer d’agir de façon totalement opposée, comme si nous n’avions jamais entendu parler du trouble qui nous habite. On se dit alors : pense positivement ! Fait comme si tout allait bien. Fais semblant d’être bon. Dans la tradition bouddhiste cette approche est connue sous le nom de matérialisme spirituel. »

 

 

Si donc nous voulons aborder un processus de changement authentique il paraît important de l’aborder avec honnêteté et clarté : qu’est-ce que je ne veux pas voir en moi ?

Un couple d’auteurs américains, Hal et Sidra Stone, créateurs de la méthode de psychothérapie appelée le Voice Dialogue  ou dialogue intérieur ont élaboré une méthode pour prendre conscience et contacter ces énergies que nous refoulons et que nous n’aimons pas en nous.

Hal Stone est psychanalyste jüngien. La méthode du dialogue intérieur est un prolongement du travail d’imagination active que proposait Jung pour travailler avec l’ombre. L’ombre est la partie de l’inconscient dans laquelle nous refoulons tous ce que n’aimons pas en nous, qu’on nous a interdit de manifester.

Pour ces auteurs[2] : «  les gens et les choses dans le monde que nous rejetons, haïssons, et jugeons, où à l’inverse que nous idéalisons, sont des représentations directes des parties de soi refoulées. En corollaire de cela, toute personne que nous jugeons, haïssons ou rejetons, ou toute personne que nous idéalisons, est un professeur potentiel pour nous, si nous pouvons revenir en arrière, et voir comment la base de notre réaction, est une partie de soi refoulée. »

 

Un bon exercice peut constituer à noter sur une feuille de papier toutes les personnes que nous détestons le plus et toutes celles que nous idéalisons le plus. Nous aurons un bon panel de quelques parties de soi refoulées et peut être cela nous commencera par nous orienter vers notre miasme ou type ennéagramme.

 

Nous pouvons dire en somme que ce qui nous fait le plus souffrir et que nous ne voulons absolument pas voir en nous est certainement ce qui constitue notre nature la plus  profonde et secrète .

 

 

 

 

 

 

 

[1] Chögyam, Trungpa – Folle Sagesse – Editions du Seuil.

[2] Hal Stone – Sidra Winkelman Embracing each others – New World Libairy.

 

 

 

Extrait : Turning to the Source,Enneagram Revisited, issue 206 ,   B&F Schmitt 2014

Traduit de l’anglais :

Méthode de diagnostic de type

Afin d’appliquer le typage de l’ennéagramme à la médecine homéopathique, nous devions nous assurer d’avoir une méthodologie précise de diagnostic de type E et de sous-type, qui soit à la fois fiable et reproductible.


Fiabilité

La fiabilité relie l’ampleur de l’erreur de mesure dans les mesures observées à la variabilité inhérente au niveau «sans erreur», «vrai» ou sous-jacent de la quantité entre les sujets. Si la fiabilité est élevée, les erreurs de mesure sont faibles par rapport aux véritables différences entre les sujets, de sorte que les sujets peuvent être relativement bien distingués. Une faible fiabilité indique que de grandes variations dans les scores peuvent être attendues lors du nouveau test.


Reproductibilité

La reproductibilité est la variabilité du système de mesure causée par les différences de comportement de l’opérateur.

En termes d’ennéagramme, ce qui doit être mesuré est le type ou le sous-type. Le « typeur » est bien sûr un être humain qui mesure subjectivement selon ses capacités perceptives. Dans ce cas, la précision (fiabilité) dépend du pourcentage d’erreur et du degré de précision de la saisie.

Le facteur de reproductibilité est déterminé par la variation du degré de consistance du typage lorsqu’il est répété dans différentes conditions et par différents types. Plusieurs typeurs devraient être en mesure de typer le même sujet de manière cohérente, sans avoir à se concerter.

Nous considérerons une méthode de typage scientifique si elle répond aux critères suivants:


 Haute fiabilité
Reproductibilité élevée


Quand nous avons abordé l’ennéagramme au début, nous avons vu que les méthodes proposées étaient vagues, inexactes ou non reproductibles.

Les résultats les plus communs que nous avons observés dans la littérature ou dans les témoignages étaient que le typage lui-même était complètement «dépendant du typeur».

Autrement dit, les résultats variaient d’un typeur à l’autre. Et même en répétant le processus après un certain temps sur le même sujet par le même typeur, le résultat était souvent différent.
Pour notre but en tant qu’homéopathes, une telle amplitude de variation et un manque de typage précis et fiable étaient inacceptables. Nous ne pouvions pas utiliser des tests de typage basés uniquement sur les états psychologiques du sujet et du testeur – ils étaient trop subjectifs pour une consultation médicale.
Nous avons dû élargir les données, et notre seule solution était de faire la lumière sur l’ennéagramme en utilisant d’autres systèmes et en comparant les points et les facteurs communs. Les critères de validation ont été vérifiés en fonction du succès des résultats dans la pratique homéopathique avec nos patients.

 

 

 

 

L’Ennéagramme et le Mandala du Soi

Bernadette Bollero-Schmitt

Frédéric Schmitt, MD, homéopathe.

Auvergne 2006

 

Quelques notions au sujet des travaux de B&F Schmitt menés depuis 2000 sur l’Ennéagramme et de leur  méthodologie de recherche.

Ce texte a été écrit en 2006, et ne  tient compte que du début de nos recherches, sa genèse en quelque sorte.

Les recherches ont  bien avancé depuis notamment avec l’introduction des 5 caractères de Reich, les 5 Familles de Sagesse du bouddhisme, les 72 Archétypes/Anges  et les 36 Décans astrologiques en lien avec l’Enneagramme et les Fleurs de Bach

. Ouvrage en cours de rédaction , Patience …

 

 

Introduction

 

L’ennéagramme est un outil dont l’origine est mystérieuse. Nous sommes redevables à G.I. Gurdjieff d’avoir divulgué, dans les années 1920, pour la première fois en occident ce remarquable système. Cependant son usage systématique dans la compréhension et l’analyse de la psyché humaine remonte à Oscar Ichazo dans les années 1960. Laleh Bakthiar a publié un remarquable ouvrage en 1994 levant pour la première fois le voile sur l’approche soufie  et néo-platonicienne de l’ennéagramme.

Bernadette a connu l’ennéagramme au contact de son maître, le Vénérable Dhiravamsa, enseignant bouddhiste respecté, l’ayant lui-même étudié auprès de Claudio Naranjo dans les années 1970.

Frédéric est médecin, homéopathe classique depuis 1986, également élève de Dhiravamsa.

 

Dans les années 2000, Bernadette et Frédéric, ont découvert les clés permettant d’appliquer l’ennéagramme à l’homéopathie. Il s’avère que ces deux systèmes ont une très grande similitude. Ils présentent deux portes d’entrée : pour l’ennéagramme les trois centres et les trois sous-types, pour l’homéopathie, les trois miasmes et les trois règnes. Leur découverte a consisté à mettre en parallèle les trois centres et les trois miasmes ainsi que les trois sous-types et les trois règnes. Afin de comprendre l’importance de cette découverte, il faut rappeler que la thérapeutique homéopathique traite l’individu dans sa globalité physique, énergétique et psychique.

 

Samuel Hahnemann, fondateur de l’Homéopathie

 

L’homéopathie

Dans cette approche médicale, la pratique a démontré qu’une substance unique va équilibrer un individu unique. Cette substance est appellé le Simillimum. Toute la quête de l’homéopathe est de déterminer ce fameux graal, le Simillimum. En homéopathie, afin de faciliter cette recherche, les praticiens ont l’habitude de diagnostiquer au préalable le miasme et le règne de leurs patients. Il existe trois miasmes (ou terrains) ainsi que trois règnes (minéral, animal, végétal). Le diagnostic correct du miasme et du règne va orienter vers un certain groupe de remèdes spécifiques. Cependant cette recherche est ardue, car il existe près de 3000 remèdes dans la pharmacopée homéopathique. Si bien que les homéopathes n’utilisent qu’environ une centaine de ces remèdes dans 80% des cas.

La découverte de Bernadette et Frédéric a permis de faciliter grandement le diagnostic de miasme et de règne. En effet, leur pratique clinique a démontré que le centre prédominant dans l’ennéagramme détermine le miasme dominant et de la même façon le sous-type dominant celui du règne. Ceci est objectivé les  tableaux suivant, sorry in English only   :

 

Enneagram Center Subtype
Homeopathy Miasma Kingdom

 

 

 

Centers Instinctive Emotional Mental
Miasmas Luesis Psora Sycosis

 

 

Subtypes Selfpreservation Sexual Social
Kingdoms Mineral Animal Vegetal

 

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Historique de l’Ennéagramme

Bernadette et Frédéric Schmitt

 

Cet article est paru en mars 2015 dans Enneagram Monthly.

Dans les années 1950, Oscar Ichazo (né en Bolivie en 1931) a été invité à participer à un groupe d’étude de mystiques européens et orientaux de haut rang à Buenos Aires, en Argentine, composé de Martinistes, théosophes, Rose-Croix et anthroposophes. Ichazo leur servait de boy à tout faire, et ils lui ont enseigné la Kabbale, le soufisme, le yoga, le Zen et les techniques du travail de Gurdjieff (voir aussi les numéros 21, 22 et 23 de EM).

Citons Ichazo:

«C’était autour de 1950, et (un) homme m’a invité à Buenos Aires, où j’ai été impliqué avec un groupe de mystiques, dont beaucoup avaient 70 ou 80 ans quand je les ai rencontrés…. Aucun d’entre eux n’était sud-américain. Ils étaient européens ou du Moyen-Orient « (extrait de Entretiens avec Oscar Ichazo, Arica Institute publication 1982).

Selon Claudio Naranjo, Ichazo a dit spécifiquement qu’il détenait toute la tradition qui s’était répandue dans de nombreuses branches à travers le monde et dans diverses cultures. On lui a donné «l’ensemble des œuvres» et la mission de la traduire en termes occidentaux.

Un des seuls noms qu’Ichazo n’ait jamais mentionné publiquement comme un enseignant et une source pour lui, est Leo COSTET de MASCHEVILLE, un enseignant spirituel français. Qui était cet homme, et comment pourrait-il être impliqué dans la genèse de l’ennéagramme?

 

Leo Costet de Mascheville

Nous commençons l’histoire avec son père, Albert Raymond COSTET-CONDE de MASCHEVILLE (1872-1943) né à Valence, France.

En 1895, à l’âge de 23 ans, il devient délégué du Conseil suprême de l’ordre Martiniste fondé par PAPUS (de son vrai nom: Dr. Gerard ENCAUSSE, médecin français qui fonde l’ordre Martiniste en 1887).

1901 : naissance de son fils, Leo COSTET de MASCHEVILLE (1901-1970) en France.

En 1910, lui et sa famille quittent la France et s’installent en Argentine en arrivant le 26 février 1910 à Buenos Aires.

En 1920, Albert COSTET initie son fils Leo à l’ordre Martiniste.

 

Léo Costet de Masheville

 

Albert COSTET envoie son fils Leo en France pour une mission spéciale afin de renouer avec les ordres ésotériques traditionnels du Martinisme et de la Rose-Croix.

Le 22 mars, 1927 Albert COSTET est nommé délégué du Conseil suprême de l’ordre Martiniste de PAPUS, et commence l’ordre Kabbalistique de la Rose-Croix dans la ville de Curitiba, (Brésil).

1932 : Leo COSTET est transféré (probablement sur Conseil de son père) à Montevideo (Uruguay) et fonde le groupe d’étude ésotérique GIDEE (groupe d’études ésotériques) basé sur l’ordre Martiniste de PAPUS.

En 1936, Albert COSTET déménage à Sao Paulo et nomme son fils Président de l’ordre des Martinistes.

Le 23 décembre 1939, la Constitution de l’ordre Martiniste de l’Amérique du sud est proclamée à Porte Alegre, au Brésil, qui unit tous les Martinistes du Brésil, de l’Argentine et de l’Uruguay.

1941 : Leo COSTET de Mascheville devient « Sri Sevananda Swami » et son gourou indien Subrahmanyananda fait de lui son successeur dans la lignée de Suddha Dharma.

1949 : Leo COSTET fonde «l’Association mystique occidentale» à Montevideo (Urugay) qui devint bientôt un centre de convergence de différents courants spirituels tels que le Suddha Dharma, le rituel égyptien d’Osiris, le  Ramakrisna ashram du Kriya Yoga, le soufisme, l’Ordre Martiniste, le Maîtreya Mahasangah, l’ordre de la Rose-Croix ordre, le Zen Bodhi Dharma,…

1953: Léo va à Resende, Rio de Janeiro (Brésil), où il acquiert une très grande superficie pour établir un ashram qui est devenu célèbre au Brésil et dans le monde entier.

Tout est en concordance pour indiquer que le groupe de mystiques à Buenos Aires dans lequel Ichazo avait été inclus, était précisément ce groupe créé par Albert, puis dirigé par Leo COSTET de MASCHEVILLE.

Étant donné que les Mascheville étaient les représentants de l’ordre Martiniste en Amérique du Sud, il est intéressant de remonter les sources de cet enseignement à son commencement avec PAPUS.

Papus and the Martinist Order

PAPUS (1865-1916) fonde l’ordre Martiniste en 1887. Il était profondément immergé dans le renouveau occultiste européen et déclarait publiquement être le dépositaire de l’enseignement de l’initié Louis-Claude de Saint Martin (1743-1803) qui disait détenir ses enseignements de Martinès de Pasqually (1727-1774). Le nom de « Martiniste » venait du nom de « Saint Martin » mais Pasqually était le véritable inspirateur de l’ordre Martiniste.

Pour souligner l’importance de la Kabbale dans l’ordre Martiniste, voici un extrait de leur site Web français (http://www.Martiniste.org): « la Kabbale est le livre de la tradition occulte d’Israël. Il doit être entre les mains de tout homme qui souhaite approfondir le mystère de la vie, qui se demande quelle est l’origine et le destin de l’existence, et qui aimerait explorer le Royaume de l’invisible pour comprendre les relations avec le monde visible ».

Il est important de savoir que la Kabbale comme enseigné par l’ordre Martiniste ainsi que différents mouvements ésotériques et occultistes européens n’est pas la Kabbale juive, mais une forme plus syncrétique généralement appelé la Kabbale chrétienne.

 

Kabbale juive

En 1174, la publication d’un texte étrange et énigmatique dans le sud de la France connu sous le nom de Bahir est, par la plupart des commentateurs, anciens et modernes, considéré comme le véritable début de la Kabbale. Les tentatives d’établir sa paternité ou sa provenance ont été en grande partie infructueuses. Le foyer principal de la Kabbale s’est ensuite déplacé dans le nord de l’Espagne, où ses conceptions principales atteignirent une forme stable, culminant dans la publication du plus importante et influent des textes kabbalistiques, le Zohar. Moïse de León (v. 1250 – 1305) rabbin espagnol et kabbaliste est considéré comme son auteur ou rédacteur. Le Zohar est un groupe de livres comprenant des commentaires sur les aspects mystiques de la Torah (les cinq livres de Moïse) et des interprétations bibliques ainsi que des documents sur le mysticisme, la cosmogonie mythique et la psychologie mystique.

Kabbale Chrétienne

La Kabbale chrétienne parfois appelée la Kabbale philosophique ou de la Renaissance est un courant philosophique chrétien inauguré par Giovanni Pico della Mirandola (1463-1494) qui a adapté la Kabbale au christianisme. Della Mirandola a été un excellent néoplatonicien pendant la Renaissance italienne. Non seulement n’écrivait et ne lisait-il pas couremment en latin et en grec, mais il était aussi un très grand connaisseur des langues hébraïque et arabe. Le pape a banni ses œuvres considérées comme hérétiques. Selon Della Mirandola, la Kabbale était un système capable de révéler les mystères du christianisme.

Pico della Mirandola avait plusieurs maîtres kabbalistes, principalement juifs convertis au christianisme.  Les Juifs ont été déplacés dès 1477 et en 1492, déportés massivement hors de l’Espagne. Les chrétiens avaient donné aux Juifs le choix entre le départ forcé ou la conversion, et bien que la conversion les ait mis dans une situation très précaire beaucoup ont fini par la choisir et tout en poursuivant l’étude de ce qui était maintenant devenu le « Vieux Testament »-mais ils devaient être très discret sur les éléments de la tradition kabbalistique.

Des traductions de textes juifs et kabbalistique ont été faites par plusieurs Juifs convertis, par exemple, Samuel ben Nissim Abulfarash, mieux connu par son nom de conversion, Flavius Mithridate. Il a traduit plus de 3000 pages d’œuvres de l’hébreu qui est devenu la bibliothèque kabbalistique de  Pico della Mirandola. Mithridate, ainsi que d’autres chrétiens kabbalistes  plus tard, ont cherché à convaincre le pape qu’il pourrait démontrer des vérités chrétiennes avec la Kabbale. Il ne fait aucun doute que c’est aussi Mithridate qui a traduit des œuvres plus spécialisées pour l’enseignement de Pico della Mirandola; Il a également présenté le livre de la Sepher ha-Bahir à Pico qui l’a étudié dans sa langue d’origine.

Beaucoup d’écrivains non-Juifs ont écrit des livres sur la Kabbale comme Johann Reuchlin (1455-1522) qui a publié deux ouvrages sur la Kabbale, De Verbio Mirifico (en 1494, mélange de néoplatonisme, de Kabbale et d’hermétisme) et De Arte Cabbalistica. Dans une lettre adressée au pape Léon X, Reuchlin justifia l’importance de la Kabbale en affirmant que Pythagore, jaillissant de la tradition platonique, fut instruit par les Hébreux. Une des caractéristiques de la Kabbale chrétienne était qu’elle était très une tradition intellectuelle, sans les pratiques extatiques de la Kabbale juive, ou l’intégration avec les pratiques religieuses traditionnelles.

La Kabbale a influencé un important cercle d’intellectuels au XVIIe siècle. Au centre de ce cercle a été christan Knorr von Rosenroth qui a traduit certaines des parties les plus énigmatiques du Zohar et de plusieurs autres documents kabbalistiques, et les a publiés dans Kabbalah Denudata (la Kabbale dévoilée). La Kabbale fut popularisée au XIXe siècle par l’écrivain occulte français Eliphas Levi (Alphonse Louis constant 1810-1875). Eliphas Levi eut une forte influence intellectuelle sur Papus, attestée dans son livre « La Kabbale : tradition secrète de Occident.

Si la Kabbale chrétienne est une tentative d’appliquer la Kabbale dans le contexte du christianisme, elle a aussi de nombreuses sources néo-platoniciennes.

 

Les néo Platoniciens

Le néoplatonisme (ou néo-platonisme) est une doctrine philosophique développée à Rome depuis 232 par Ammonius Saccas et principalement par Plotin, dont le dernier représentant était Damascius, en 544.

Néoplatoniciens chrétiens

Les chrétiens ont été influencés par le néoplatonisme. Les plus influents de ceux-ci furent Origène d’Alexandrie (c. 185-250 AD), élève d’Ammonius Saccas et auteur du cinquième siècle connu sous le nom de Pseudo-Denys l’Aeropagite.

Pour Origène « toutes les âmes existaient déjà avec leur créateur dans un état parfait, spirituel (non matériel) comme «esprits» ou noûs, mais ont chuté car elle voulurent poursuivre une existence indépendante de Dieu. Puisque toutes les âmes furent créées absolument libres, Dieu ne pouvait simplement pas les forcer à revenir à lui en raison de son amour infini. Dieu créa ainsi le monde physique, et initia l’histoire, dans le but de guider les âmes rebelles vers le retour à la contemplation de son esprit infini ».

Évagre ponticus, également appelé Évagre le solitaire (345-399 AD), était un moine chrétien Néo-platonicien fortement influencé par Origène, et l’un des théologiens les plus influents de l’église de la fin du IVe siècle. La caractéristique la plus importante de sa recherche était un système de catégorisation de diverses formes de tentation. Il a développé une liste exhaustive vers 375 après JC de huit (ou neuf) passions (logismoi), dont tous les péchés seraient dérivés. Cette liste était destinée à servir un objectif diagnostic : aider les lecteurs à identifier le processus de la tentation, leurs propres forces et faiblesses, et les remèdes disponibles pour surmonter la tentation. Évagre a déclaré: «la première passion est celle du chérissement de soi; ensuite viennent les autres  »

La pensée d’Origène a été déclarée hérétique par le Concile de Constantinople en 553 après JC.  Bien que Évagre ne soit pas mentionné nommément dans les 15 anathèmes du Concile, aux yeux de la plupart de ses contemporains, le Concile de 553 avait réellement condamné Évagre, ainsi que Origène et Didymus.

Dans l’un des traités de Évagre (Sur les vices opposés aux vertus, dans le corpus ascétique grec), nous trouvons l’ajout d’un neuvième vice à la liste habituelle de huit: la jalousie est insérée entre vanité et orgueil. Une telle liste de neuf vices n’est pas trouvée ailleurs dans Évagre, bien qu’il parle de la jalousie à divers endroits, et avec une certaine importance dans le traité Etilogios, où il l’associe étroitement au vice de vanité.

Évagre divise les neuf Logismoi (vices) en trois groupes qui correspondent aux trois secteurs de l’âme décrits dans la philosophie grecque: concupiscible (epithemya), irascible (thymos) et raison (Noûs).

  • Le concupiscible donne les trois passions pour manger, se reproduire et posseder.
  • L’irrascible donne les trois passions de la tristesse, la colère et l’acédie.
  • La raison donne les trois passions de la vaine gloire, l’envie et la fierté (hybris).

Pour Platon, les trois parties de l’âme résident dans les trois centres du corps, le Noûs dans la tête, le thymos (colère) dans le coeur et le epithymia (appétit) dans le ventre.

 

Répartition des neuf Logismoi Chez Évagre
  Vices Vertus
Epithemya

Concupiscible

Ventre

Gourmandise Abstinence
Fornication Chasteté
Avarice Liberté de possession générosité
Thymos

Irascible

Cœur

Tristesse Joie
Colère Patience
Acédie

(lassitude du coeur)

Persévérance
Noûs

Raison

Tête

Vanité Liberté de la vanité
Jalousie Liberté de la jalousie
Fierté Humilité

 

Dans le monde latin, l’influence d’Évagre a été préservée et propagée par l’un de ses disciples les plus fidèles, Jean Cassien, qui a présenté les éléments de base de l’enseignement d’Évagre sur les étapes de la vie monastique, l’anthropologie tripartite, et les huit vices (bien que Cassien ne mentionne jamais Évagre par son nom, puisque sa réputation avait été déjà viciée). Au travers de Cassien, la pensée d’Évagre passa à Grégoire le grand, et le schéma des huit vices fut transformé en la liste maintenant célèbre des sept péchés «capitaux». Une partie de la Règle monastique de Saint Benoît répète presque mot pour mot certains textes de Cassien, et recommande aussi qu’elle doit être prolongé par la lecture de la Conférences des pères et les Institutions de Cassien. Les moines chrétiens de l’Occident considèrent aujourd’hui Cassien comme l’un des principaux maîtres de la vie monastique, qui a aidé l’Occident à profiter de la riche expérience des premiers moines de l’est.

Néo-platoniciens juifs

L’influence de la pensée philosophique grecque sur le développement de la Kabbale, en particulier de Platon et le néo-platonisme, a longtemps été reconnu. Le néoplatonisme a été adapté et adopté par de nombreux penseurs Juifs. L’un des représentants les plus illustres était Isaac l’aveugle en 1180, Ibn Latif en 1300, Moïse de Leon (auteur du Zohar en 1280); Judah Leon Abravanel, avec ses « dialogues d’amour » (1503), réalise la « synthèse du néoplatonisme et de la Kabbale »( P. Behar). Probablement la notion platonique la plus importante qui trouva son  chemin dans la pensée kabbalistique est la doctrine des formes ou des idées.  La doctrine kabbalistique des dix Sefirot est ainsi un monde de formes judéo-platoniques, comprise par les kabbalistes pour être les archétypes par lesquels Dieu créa et structura le cosmos. En concluant que Dieu et la création sont composés de valeurs telles que «volonté», «sagesse», «compréhension», «bonté», «justice» et «beauté», les kabbalistes ont placé la doctrine platonique des idées au cœur de leur propre théosophie.

La notion platonique et aristotéliciennes des vices et des vertus a été intégrée dans toutes les écoles de pensée néoplatoniciennes. C’est un facteur si important dans l’ennéagramme d’Ichazo que nous allons approfondir cette notion. Aristote décrit la vertu éthique comme un « Hexis » — une tendance ou une disposition, induite par nos habitudes, d’avoir des sentiments appropriés. Les états de caractère « défectueux » sont hexeis (pluriel de Hexis), décrits comme des tendances à avoir des sentiments inappropriés. Dans les premiers dialogues de Platon, la vertu n’est rien d’autre qu’une sorte de connaissance et le vice, rien d’autre qu’un manque de connaissance. En outre, toute vertu éthique est une condition d’équilibre entre deux états, l’un impliquant l’excès, et l’autre le manque. À cet égard, dit Aristote, les vertus ne sont pas différentes des compétences techniques : chaque travailleur qualifié sait comment éviter l’excès et le manque, et rester dans un état situé quelque part entre deux extrêmes. La personne courageuse, par exemple, juge que certains dangers méritent d’être affrontés et d’autres pas, et éprouve la peur à un degré qui est approprié à sa situation. Il opère d’une manière équilibrée entre le lâche, qui fuit tous les dangers et expérimente une peur excessive, et la personne téméraire, qui juge que tout danger mérite d’être affronté et n’éprouve que peu ou pas de peur. Aristote soutient que cette même topographie s’applique à toute vertu éthique : toutes sont situés sur une carte qui place les vertus entre des états d’excès et de manque» (éthique d’Aristote, http://Plato.Stanford.edu). Nous reviendrons sur cette notion plus tard.

 

Pico Della Mirandola

 

Néo-Kabbale

Parmi l’une des vues syncrétique typiques des néo-kabbalistes, il y a les neuf chœurs angéliques de la tradition chrétienne, reliés aux neuf planètes, aux neuf sephitoth de la Kabbale juive ainsi qu’aux neuf vices et vertus de la tradition néo-platonique, comme suit:

 

Choeurs d’anges Planètes Sephiroth Vices Vertus
Séraphins Neptune Kether Inertie Accomplissement
Chérubins Uranus Hochmah Arrogance Dévotion
Trônes Saturne Binah Avarice Silence
Dominations Jupiter Hesed Gourmandise Obéissance
Vertus Mars Geburah Colère Courage
Pouvoirs Soleil Tiphereth Fierté Humilité
Principautés Vénus Nétza’h Luxure Détachement
Archanges Mercure Hod Malhonnêteté Authenticité
Anges Lune Yesod Paresse Indépendance

 

 

Evagrius Pontificus

 

Cette liste des vices et des vertus ne doit pas être considérée comme absolue car elle peut différer d’un auteur à l’autre. C’est plus ou moins la même que les neuf logismoi d’Évagre.

Naissance de l’ennéagramme

Si nous gardons le schéma d’Evagrius, il est très facile de faire une correspondance entre les trois parties de l’âme et les trois centres de la Ennéagramme, les neuf vices/vertus et les neuf points de Ennéagramme. Nous gardons l’ordre original de Evagrius et commençons par le nombre sept dans le sens inverse des aiguilles d’une montre sur le cercle du Ennéagramme:

 

  Enneatypes Vices Vertus
Epithymia

Concupiscible

Désir et intestin (Néo-platonisme)

Centre mental (Ennéagramme)

7 Gourmandise Abstinence
6 Fornication Chasteté
5 Avarice Générosité
Thymia

Irascible

Colère et coeur (Néo-platonisme)

Centre émotionnel

Ennéagramme)

4 Tristesse Joie
3 Colère Patience
2 Acédie Persévérance
Noûs

Raison

Raison et tête (Néo-platonisme)

Centre instinctif (Ennéagramme)

1 Vaine gloire (vanité) Absence de vanité
9 Jalousie Absence de jalousie
8 Fierté Humilité

 

Oscar Ichazo est directement issu de ce contexte culturel et théologique et nous avons là la preuve que la colonne vertébrale d’Ichazo est clairement néo-kabbalistique.

Dans la Néo-Kabbale, Ennéagramme est déjà préfiguré : trois centres, neuf vices, neuf vertus.  Ainsi, l’émergence de l’ennéagramme d’Ichazo est assez facile à saisir.

Ichazo était très familier avec la figure à neuf points de Gurdjieff ainsi qu’avec l’enseignement de la Kabbale, ainsi relier les deux fut un défi pour lui.

Les mots clés de l’ennéagramme d’Ichazo sont presque les mêmes (que ceux de Évagrius) mais dans un ordre différent.

Mais il y a un autre niveau : selon Claudio Naranjo et John Lilly, il agissait toujours sous la direction de ses propres professeurs. Par exemple (selon Naranjo), Ichazo avait reçu l' »ordre » de ses professeurs d’aller à Arica, au Chili, et d’y enseigner. Naranjo croyait aussi que Ichazo semblait toujours être en contact avec ses propres enseignants, mais qu’ils n’étaient pas au Chili.

Une histoire a également circulée que, après la mort de l’un de ses professeurs originaux, Ichazo prit sa place comme l’un des chefs de l’école et commença sa mission d’enseignement.

Ichazo fonda l’école Arica en 1968 et commence son enseignement en juillet 1970. Cependant, Leo COSTET de MASCHEVILLE mourut en 1970. Quelle coïncidence !

Ichazo a dit spécifiquement qu’il détenait l’ensemble de la Tradition qui était répartie dans de nombreuses branches à travers le monde et dans diverses cultures. On lui aurait donné « l’ensemble de l’œuvre » et la mission de la traduire en termes occidentaux. Une nouvelle culture naîtrait de ses efforts, et ceux qui étaient les pionniers seraient à l’origine d’un développement très important, à savoir la création de nouvelles réformes culturelles qui incarneraient la Vérité.

Ichazo explique les raisons pour lesquelles l’Amérique du sud est le centre de ce nouveau mouvement culturel. L’Europe avait eu son temps, et maintenant ce serait le temps des Amériques, en particulier l’Amérique du Sud, parce que l’influence européenne n’était pas aussi forte là-bas et le christianisme pourrait disparaître. Ainsi, l’Amérique du Sud serait la source à partir de laquelle ce nouveau mouvement commencerait.

L’ennéagramme moderne était né!

L’hypothèse actuelle est que l’ennéagramme moderne a été lancé par Oscar Ichazo (et c’est vrai), mais personne ne sait comment il a créé ce modèle et d’où il vient.  Certains disent que cela venait des traditions soufies, d’autres des pères du désert ou de Ramon Lulle, mais personne ne le sait vraiment. Ceux-là qui soutiennent que ce n’est ni important ni pertinent de connaître les sources réelles, entretiennent une aura inutile de mystère autour d’Ichazo et de l’ennéagramme. Le mystère n’est pas bon pour les études scientifiques, mais probablement mieux pour le business.

Notre thèse est la suivante :

Pour autant que nous sachions, autour de 1920 Gurdjieff créé la figure à neuf pointes nommée ennéagramme tel que représenté aujourd’hui (à ce jour, il n’existe aucune preuve solide d’une quelconque antériorité).

Ichazo a pris cette figure de l’ennéagramme et lui a appliqué la néo-Kabbale (et probablement d’autres systèmes, tels que les neuf mewa de l’astrologie sino-tibétaine).

Cette nouvelle thèse a au moins quatre avantages:

D’abord : elle rend le commencement de l’ennéagramme moderne plus claire et moins mystérieux (désolé…). Il est plus facile d’étudier les sources et de comprendre un fondement clair comme la Kabbale.

Deuxièmement : il n’est plus besoin de maintenir une aura de mystère ou de sagesse magique autour de l’ennéagramme, obstacle à l’approfondissement de sa connaissance et plus personne n’est le soi-disant « détenteur » de la connaissance de l’ennéagramme.

Troisièmement : dans ce contexte, il est plus facile d’être reconnaissant à Oscar Ichazo en tant que fondateur de ce nouveau modèle de la personnalité et d’apprécier la profondeur de ses découvertes.

Quatrièmement : il est maintenant possible d’étudier l’ennéagramme en dehors du contexte d’Oscar Ichazo (ou de Claudio Naranjo, et des auteurs successifs) et d’appliquer d’autres idées ou de recherche sur ce modèle, exactement comme Laleh Bakhtiar qui a appliqué la théorie néo-platoniques des neuf points (dans le contexte soufi) à l’ennéagramme, et comme nous faisons au sein de l’Institut MARIE depuis 2000.

 

 

 

Photo mixage : Laetitia Casta, la Fontaine Medicis à Paris

 

Je voulais vous parler aujourd’hui, de façon brève , de la Famille de Sagesse Lotus/Padma, une des cinq Familles que l’on trouve dans le bouddhisme tibétain,  correspondant  aux cinq grandes émotions principales à savoir :

Diamant/Vajra : Colère

Lotus/Padma : Désir

Activité/Karma : Jalousie

Joyaux /Ratna  : Orgueil

Eveil/ Bouddha  : Ignorance

Nous avons énoncé dans de  précédents articles  les différentes corrélations existant entre ces 5 Familles et les systèmes typologiques de Jung , de Le Senne et de Reich  entre autres et bien sûr avec les sous types de l’Ennéagramme, sujet qui nous interesse le plus. Je prie  donc le lecteur de se reporter notamment à  l’article :  » Subtypes, a new and integrative vision », (non traduit en français encore )

Le Désir et la Passion

Dans le bouddhisme tantrique, cette énergie est appelée Padma. « Padma, signifie littéralement » fleur de lotus « . Le symbole de la famille éclairée de Padma est le lotus, qui grandit et fleurit dans la boue, mais ressort toujours pur et propre, virginale et claire. La névrose de Padma est liée à la passion, à la qualité de la saisie et au désir de posséder. Nous sommes complètement enveloppés de désir et ne voulons que séduire le monde, sans souci de communication réelle. Une personne atteinte de névrose Padma parle doucement, incroyablement doucement, et elle est apparemment très sexy, gentille, magnifique et complètement accommodante. Quand la névrose du padma est transmuée, elle devient incroyablement précise et consciente; cela devient un énorme intérêt et une curiosité. Tout est vu de sa propre manière distincte avec ses propres qualités et caractéristiques. Ainsi, la sagesse du padma est appelée sagesse de la conscience discriminante »(Chögyam Trungpa, Voyage sans fin ).

Les personnages Padma se présentent comme des personnages charmants, qu’ils soient hommes ou femmes. Ils sont séduisants, doux, très sensibles, enclins à l’émotion, très sympathiques, sentimentaux, romantiques, parfois un peu sucrés ou pédants. Souvent, leurs traits physiques sont très fins et délicats. Il y a beaucoup de douceur, de grâce et de beauté dans ce type.

Cette énergie correspond à la fonction du Sentiment chez Jung.  Le sentiment est de savoir comment nous aimons ou n’aimons pas une sensation, basée sur sa qualité agréable ou désagréable. Si c’est agréable, notre sentiment aimera, et au contraire, n’aimera pas.

Aspects positifs:

Compassion, amour, affection, gentillesse, intuition, ouverture du coeur, contact, harmonie, empathie, gentillesse, affabilité, douceur, charme, délicatesse, goût raffiné, finesse, amour de l’art et de la beauté, art, amour, romance, séduction, magnétisme, charisme, attractivité, sensibilité, sensualité, plaisir, intimité, pureté, pristinité.

Aspects négatifs:

Désir et attachement obsessionnel. passion brûlante, dévorante et destructrice. Désir de plaire. Grand besoin d’amour. Besoin d’intimité, de fusion, d’attention. Dépendance excessive. Il vit aux yeux de l’autre. Chagrin intense. Ressent le manque  cruellement. Sentiments d’abandon, de séparation, d’isolement, de perte, de désolation. Dépression. Mélancolie. Instabilité émotionnelle et crédulité. Frivolité. Luxure. Erotomanie. Perversion. Manipulation. Hystérie.

Ennéagramme :

Cette famille correspond selon nous au quatrième sous type de l’Ennégramme que nous avons nommé Sexuel Venus ( en opposition au sexuel Mars qui est son pendant masculin

Attention ! : Cette famille Padma/Lotus est , selon nos observations, toujours confondue avec le type 4, ou éventuellement 2 ou 6 de l’Ennéagramme, comme c’est par exemple le cas de Maryline Monroe qui n’est pas de type 4 ou 6 selon nous mais de type 3 Sxvenus … Prudence !

Nous pouvons ainsi trouver cette merveilleuse Energie Padma  (sous type Sexuel Venus )  dans tous les types, y compris les 8, 1, 9 etc… (ex : Angelina Jolie, type 5, Emmanuelle Béart, type 1, Sharon Stone, type 8 , etc… )

Extraits, Livre en cours de rédaction,

Merci de votre patience d’Anges …

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