Institut M.A.R.I.E.

Une nouvelle vision de l'Ennéagramme…

  

 

Bienvenue sur le blog de l’Institut Marie

Ce blog est une émanation de notre site consacré au travaux que nous avons mené depuis 2000 sur l’Ennéagramme et ses liens avec les différents systèmes traditionnels énergétiques comme la médecine  taoiste, ayurvédique, tibétaine et plus moderne homéopathique, incluant aussi les systèmes psychologiques  comme les typologies de Jung, Le Senne, Berger, Reich et Plutchik, Young,  ou encore le Mandala des 5 Familles de Sagess du bouddhisme tibétain, et autres encore … Site de l’Institut Marie

Nous avons récemment élargi la recherche au domaine astrologique, mettant en lien les dominantes planétaires,  la constitution et les types de l’Enneagramme . Vous pouvez vous reporter à notre nouveau site consacré à ce volet : Site Astrologia

Vous trouverez également sur ce blog certaines données relatives aux liens existants entre l’Ennneagramme et des domaines  plus ésotériques comme les dix sphères de la Kabbales, les 72 Anges ou souffles Divins , les Lames majeurs et mineures du Tarot.

Aux dernières avancées de la recherche s’ajoute la classification des 38 Fleurs de Bach parmi  les types  et sous types de l’Ennéagramme, ce sujet des Fleurs de Bach et des 36 décans en astrologie étant plus largement abordé dans notre site consacré à nos travaux sur l’Astrologie

Bienvenue également sur notre groupe Facebook, dédié à nos recherches, et entièrement bilingue !  : Enneagram and Beyond

 

Maître Félix

 

Rien ne serait arrivé, si, par une soudaine lubie, Aurore de Saint Léger ne s’était rendue dans ce petit salon de coiffure, tout à fait modeste et inconnu d’elle, dans ce quartier pourtant très huppé et mondain de Paris , près de l’Opéra et de la Madeleine .

Elle se sentait en ce moment parcourue de rêves étranges , et de visions. Il lui semblait que quelqu’un tout près d’elle lui parlait, la guidait.

Un ange depuis quelques temps, venait la visiter dans son sommeil, cette nuit encore. Non, ne riez pas, vous lui feriez tant de peine… Un bel Ange, beau comme le jour, pur et délicat comme la tendre fleur du pommier dans la lumière incandescente du printemps. Des paroles douces et suaves déposées comme des baisers … Combien elle les aimait, ces doux et tendres baisers, même si au fond d’elle, elle tremblait. Sa vie allait changer, radicalement, profondément. Elle allait se dépouiller, se transformer, elle le pressentait…

« Tu es à l’aube d’un jour nouveau. Mets toi en chemin, à la rencontre de toi -même, vers quelquechose de plus pur et essentiel… « lui avait -il soufflé tout au creux de l’oreille.

Oh, combien elle aimait cette présence pure et aimante , même si tout au fond d’elle -même, une peur grandissante la saisissait …

Peut- être était cet Ange qui l’avait amenée jusqu’ici, dans ce petit salon de coiffure, perdu au coin d’une ruelle que personne ne fréquentait…

Quelqu’un la guidait, et cela lui plaisait…

Elle referma la lourde porte de son hôtel Particulier non loin du parc Monceau, tout habillée de rose, la couleur qu’elle préférait. La fine dentelle de soie qui moulait son corps serpenté de nacres et de bijoux , aurait pu faire pâlir d’envie les plus riches Maharadjas de l’Inde. Ils se seraient mis à ses pieds pour, ne serait-ce qu’une minute, contempler sa divine beauté …

Aurore était belle, très belle, elle le savait. Sa beauté angélique possédait quelque chose de noble et de surnaturelle. Etait-ce l’oeuvre de Dieu, un don dont elle devait tirer humblement fierté, ou bien la marque d’une tentation vile et calculée, celle de son désir désespéré d’être aimée, de plaire, de jouer de son pouvoir inné de séduction. Ce n’était pas tant le goût du luxe qui l’avait attirée jusqu’ici que celui de se sentir aimée, pour ce qu’elle était ; une femme douée pour le plaisir, douée pour la célébration des sens et de leurs exquises beautés.

Elle pénétra une petit ruelle, toute humide encore de rosée.

Sa démarche était souple et sensuelle, elle aimait sentir cette féline volupté que lui procurait son corps dans le simple mouvement de ses pas, dans les douces caresses de l’air et des vêtements sur sa peau, dans la lumière matinale qui frappait délicatement son visage.

Plus encore que le regard illuminé des passants posé sur elle, la seule fascination qu’exerçait sur elle sa propre sensualité, lui suffisait…elle rayonnait de l’intérieur. On eut dit en elle les rayons du soleil et de la lune amoureusement enlacés.

Cependant ses yeux étaient assoiffés d’une autre lumière, sa beauté ne suffisait plus à éblouir les ténèbres qu’elle sentait tapies, profondément et inexorablement en elle. Sa vie ne lui apportait plus rien qui ne le satisfasse pleinement.

 

Un petit salon de coiffure, qu’elle n’avait jamais remarqué, se tenait là, juste à l’angle de la rue. Déjà tout inondé de soleil, et bien que d’allure fort banale, il paraissait propre et bien tenu, elle décida d’y entrer…

Le patron s’avançât vers elle, pour lui tenir la porte. Dieu ! Il n’avait jamais vu pareille reine de beauté entrer dans sa boutique. Toute à sa gêne et à son étonnement, il s’empressât de la libérer de son ombrelle et de sa longue étoffe de soie blanche qu’elle avait pris soin d’arranger habilement sur ses épaules.

« Votre chapeau, madame, je vous en prie, je vais vous débarrasser « , bredouilla t-il , intimidé.

On eut dit un chapeau fait avec les plumes d’oiseaux du Paradis, enfin de son paradis à elle, car elle avait pour habitude de les agrémenter de rubans et de couleurs à nulles autres pareilles.

« Je suis lasse du luxe des salons parisiens, où tout le monde me connait. J’ai besoin de calme, de repos et de simplicité « , lui dit elle en souriant …

« Oui, je comprends, Madame, veuillez prendre place .. . Nous nous occupons de vous de suite. «

Elle se sentait fatiguée, épuisée de cette vie de plaisir, où tout était facile et inutile. Existait-il un monde, un autre, où l’on pouvait briller, aimer, sans se brûler les ailes, sans se consumer. Un espace clair et limpide, dans lequel elle pouvait se sentir utile et libre de futilités ?

Elle repensa à l’ange qui l’avait cette nuit encore visitée…

Oui quelque chose l’attendait, qui allait la libérer …

« Qui est ce Maître Félix, dont j’ai vu l’affiche, juste à l’entrée … ? «

« Oh, madame, c’est un grand mage et voyant. Tout Paris en parle désormais . Il parait que même la Tsarine de Russie est venue de Saint Pétersbourg le consulter. «

Aurore senti son frêle corps frémir tout entier.

« Je me méfie des mages et des sorciers. Ne sont-ils pas tous des charlatans inspirés par le Diable faisant habillement miroiter au monde pouvoirs et renommée ?

« Il parait que celui-ci fait des miracles et se dit envoyé de Dieu pour sauver les âmes damnées. «

Aurore se mit à nouveau à trembler. Etait-ce lui que l’ange lui avait annoncé ?

Elle se regarda dans le miroir et ferma les yeux intensément, scrutant de l’intérieur le trouble qui grandissait. Le regard du mage , sur l’affiche, l’avait fascinée. Un regard neuf, profond, compatissant posé sur elle comme la promesse d’un bonheur nouveau auquel elle aspirait. Maintenant elle le savait, elle allait le rencontrer . Elle en tremblait …

« Quelle est cette étrange Dame ? « demanda- t-il à sa femme, quand Aurore se fut éloignée.

« Je n’ai jamais vue pareille beauté … «

La foule parisienne se pressait sur la longue rue de Sèvres, devant les bâtiments des Frères de la Salle, les fiacres nombreux déposaient leurs clients, un à un, devant la large porte cochère derrière laquelle se tenait une immense salle de réception aménagée avec goût, mais sobrement, sans grand apparat .

La foule nombreuse s’était déjà rassemblée dans la petite cour intérieure, les plus impatients avaient déjà pris place. L’évènement allait commencer…

Aurore avait décidé de se rendre seule à cette séance de Maitre Félix. Prudente, elle avait cru bon n’en parler à aucun de ses amis, de peur de se faire ridiculiser. Bien que curieuse, profondément hédoniste et confiante de nature, elle restait sur ses impressions premières en se gardant bien de s’extasier de joie devant la venue de ce nouveau prophète sur un monde que tous, pourtant, savaient, pressentaient déjà corrompu…

Elle pénétra dans la grande salle sans tarder, soucieuse de ne pas se faire trop remarquer, et pris place au milieu des rangées dans lesquelles résonnaient en choeur ces mêmes mots esclaffés : « Maître Félix, l’envoyé de Dieu sur Terre, le Saint Homme , le sauveur de l’humanité … » auxquels se mêlaient des

rires joyeux plus ou moins étouffés, des soupirs, et halètements divers, le tout dans une trépignation d’impatience, nerveuse et généralisée .

La salle était comble quand les lumières s’éteignirent.

On vit entrer sur scène un homme d’un âge mûr, et d’une stature imposante. Ses bras paraissaient immensément grands et dépassaient largement des manches de sa redingote défraîchie .

« Oh , quel bel homme ! « lança la femme assise juste à côté d’elle.

« Et quelle moustache ! « renchérit sa voisine

« Chut ! « ordonna une autre , agacée .

La séance de « lectures médiumniques » commençait .

Après une prière adressée à Jésus et à Marie, il invita tous les gens à se recueillir et à prier.

Pourquoi se retrouvait elle ici dans cette grande salle, perdue au milieu de gens, pour la plupart ignorants, incrédules, dubitatifs comme elle . Mais savons nous de quoi nous sommes ignorants ? Si nous le savions, nous serions tous des êtres sages et éveillés, des êtres libérés de toutes interrogations, de tous doutes, de toutes souffrances . Comment savons nous si nous marchons sur le bon chemin, ou si nous sommes nous-mêmes, ou par autrui, induits en erreur, lamentablement égarés, trompés…

« Je vois une petite Dame dans la salle, dont les initiales sont A-S-L. Elle se cherche depuis plusieurs années. A quoi bon craindre Dieu, c’est de nous- même que nous devons nous protéger «

Aurore se mit à trembler de tout son corps, le sol semblait se dérober sous ses pieds…

« Etait- ce Dieu possible qu’il m’ait déjà repérée. » s’interrogeât – elle, tout en frissonnant d’une peur nouvelle et inconnue d’elle .

Elle en était sûre, à présent, elle allait le rencontrer après la séance, et lui parler …

La salle se vidait peu à peu, elle restât quelques instants encore assise, avant de se relever, abasourdie et chancelante.

Son coeur battait à tout rompre quand elle se dirigeât vers la petite pièce attenante ;

« Ma petite Dame , n’ayez pas peur, avancez « lui dit Maitre Félix, en l’invitant chaleureusement à prendre place.

Une bonté et une compassion infinies se dégageaient de son visage.

« Maitre, je suis Aurore de Saint- Léger. Je suis courtisane, une des plus renommées de tout Paris. J ’ai voué toute ma vie aux plaisirs des sens et j’ai abusé de mon corps. Je me sens lasse et épuisée de ma vie de futilités. Cependant je n’ai tué personne. Je ne me sens coupable de rien. Juste, je me sens vide, et insatisfaite de ma vie. «

Maître Félix attentivement l’écoutait.

« Maître, mon seul pêché n’est pas d’avoir cherché l’amour, mais de ne pas l’avoir trouvé . «

« Ma petite Aurore, ne reniez point votre passé, votre beauté et tout ce que vous avez donné. Vous allez cheminer vers Dieu à présent. Vous m’avez déjà rencontré dans vos vies précédentes, et nous nous retrouverons dans les prochaines. J’aurai les traits d’un Sage bouddhiste, vous me reconnaitrez. «

« Oui Maitre, je pressens que mon chemin sera long… «

« Ne vous attachez pas à moi, ni dans cette vie, ni dans une autre, mais à votre seule recherche de Dieu. «

Puis il ajoutât :

« Dans cette vie, comme dans les autres, écrivez ! Ecrivez votre rencontre avec Dieu . Le Ciel décidera quand le moment sera venu pour vous de le faire. «

 

La lune dévoilait son corps de nacre, brodant de lumineux contours dans la fine dentelure des sapins , pénétrant de leurs ombres le grand salon recouvert de marbres et de taffetas de soies.

Aurore s’avançât, comme dans un rêve , vers le bureau, ébloui d’une lumière magnétique et virginale .

Une plume d’Ange était posée, juste à côté d’une feuille , toute blanche.

Elle sut que son travail d’écriture commençait …

 

FIN

 

Masterclass, Eric Emmanuel Schmitt  Oct 2018

Guérison

Le doux voile orangé du soleil épousait la large plaine du Gange, infusant ses mille et une senteurs dans la tiédeur du soir qui commençait à tomber.

Caché derrière un bosquet, un groupe de femme offrait leurs chants sacrés au divin Vishnou dont on apercevait au loin le temple et la blancheur étincelante des minarets.

Le cri strident des alouettes parvenait à peine à rompre la quiétude quasi surnaturelle des lieux.

Je remarquai, non loin des murs d’argiles qui entouraient la ville, un arbre gigantesque et majestueux autour duquel une foule grossissante s’était rassemblée.

« Allons voir, proposai-je à mon mari en lui tirant impatiemment le bras. »

Comme à son habitude, il se tenait à distance et se contentait d’observer attentivement la procession qui se déroulait sous nos yeux…

Nous vîmes des malades, certains grandement estropiés,  douloureusement   courbés sur des cannes, des vieillards portés à bout de bras par leurs proches, les yeux révulsés, des lépreux se trainant courageusement  dans la terre et la poussière , des enfants ceints de linges mouillés, les yeux noircis par les mouches, luttant contre la mort, des femmes implorants, suppliants. Tous se pressaient, comme aimantés,  vers le lieu sacré.

« Seigneur Bouddha, imploraient -ils, sauvez mon enfant, libérez moi de la folie, guérissez moi de la maladie, et de la souffrance. » pleuraient ils tous d’une même prière.

Une colonie de mésanges avait trouvé refuge dans l’arbre à l’abondant  feuillage,  apaisant tant bien que mal de leurs chants mélodieux la lourdeur des complaintes…

La foule s’était assise dès qu’il se mit à parler. Leurs lamentations s’étaient tues, et pieusement ils écoutaient :

« Nul ne peut échapper à la vieillesse, à la maladie et à la mort. Se trouve-t-il une seule maison qui ne soit point frappée par le deuil et la perte d’un être cher ?  … »

Je vis alors mon mari s’approcher, tandis que le Sage Homme continuait à enseigner.

« Cependant, de la souffrance nous pouvons nous libérer…Il existe une méthode, un chemin.  Je désire vous le montrer. »

Les mésanges et les alouettes, elles aussi, à présent, s’étaient tues. Hommes, femmes et enfants, tous s’étaient recueillis pour recevoir les paroles que le Bouddha en ce jour proférait.

« Seigneur Bouddha !  Enseignez-moi ce chemin. Je veux, de la vie, en extraire la force, l’énergie, et l’élan vital. Je souhaite  donner aux humains des remèdes qui les aident à trouver en eux-même le chemin de la guérison, et leur permettre ainsi d’atteindre au but élevé de leur existence. Aidez-moi à trouver ce précieux chemin ! »

Le soleil venait de se coucher à l’horizon, embrasant d’un rouge profond le regard de l’Eveillé.

Enfin, je  vis mon mari s’agenouiller en prières et recevoir des mains du Bouddha une pieuse bénédiction.

« Ton vœu se réalisera ! Maintiens ce souhait de vies en vies. Je t’aiderai à lever les obstacles, car, sur ton chemin, tu en rencontreras beaucoup. »

Le vaillant coucou de l’horloge venait tout juste de sonner huit heures.

Les brumes hivernales commençaient à se dissiper, laissant un timide rayon égayer l’étroit bureau  qu’ils n’avaient pas pris encore le temps de chauffer.

La petite ville de Köthen frileusement se réveillait.

Mais, que faisait Mélanie ? Ce n’était pas dans ses habitudes de se lever si tard… grogna- t-il.

Il termina le cours qu’il devait présenter dans la journée. Il lui manquait encore quelques données  qu’il recherchait  dans son  volumineux traité de « Matière Médicale Pure » pour exposer plusieurs nouveaux cas de pathologies chroniques guéries.

Une délicieuse odeur de café l’arracha subitement de son travail. Oui, il ne savait pas résister à cette boisson qui , il le savait pourtant, lui était fortement contre indiquée.

Mélanie, en bas, avait installé les bols fumants sur la grande table de la cuisine, mais elle n’eut pas le temps de l’appeler que déjà il terminait de descendre les rudes escaliers.

« On n’a pas idée, à mon âge, d’habiter une maison pareille ! » , pensait il en lui- même. « Un jour, elle deviendra mon cercueil, ses escaliers sont pires que ceux de l’enfer ! »  maugréa-t-il.

« Mon trésor, tu as dormi bien longtemps aujourd’hui !  Je vais devoir partir très vite. Mes jeunes étudiants m’attendent à la clinique. Je viens de leur préparer de magnifiques cas cliniques! »

Mélanie se tenait pensive, le regard dans le vide …

« Mais que se passe- t-il ma chérie ? Dis-moi, parle-moi. Je t’en prie … »

« Je viens de faire un rêve si fort, si beau, si puissant. Nous étions en Inde tous les deux et puis … »

Elle éclata en sanglots …

« Et puis toute cette souffrance !  Oh, cela était terrible…Tu demandais de l’aide à un grand Sage qui enseignait sous un arbre. Tu lui demandais de t’aider à améliorer la santé des humains. »

Elle pleurait encore.

« Mon Samuel, je ne peux oublier ce regard plein de compassion qu’il t’a adressé quand tu t’es agenouillé devant lui. Il t’a promis de te protéger. Pardon, j’en suis encore toute retournée. »

Il s’avançât vers sa femme et tous deux se serrèrent très fort dans les bras…

Elle continua de lui raconter tout le rêve.

Oui du courage il lui en faudrait.  Sa science homéopathique déjà subissait de sévères attaques et allait connaître encore bien des revers et d’injustes procès. Ils le savaient tous les deux.

« Oh mon Samuel ! Les dernières paroles qu’il t’a adressées sont si puissantes ! »

Elle décida d’aller faire graver cette phrase et de l’accrocher sur le frontispice leur maison :

Dr Samuel Hahnemann

Gardez la Foi dans vos souhaits de Guérison.

L’Amour, le Bien et le Beau finissent toujours par triompher.

 

Cher Maître,

Deux cent ans bientôt nous séparent, mais comment appeler cette douce enclave d’éternité, dans laquelle sont venues se lover notes après notes chacune de vos divines et étonnantes mélodies, comment peut-on appeler en effet une si parfaite harmonie des sons, du rythme, du mouvement,… Me faudra-t-il inventer des mots à mon tour, comme vous avez su alors sur vos simples pages d’écritures, inventer de nouvelles tonalités ?  Me faudra-t-il , moi aussi , transcender la notion même du temps, m’éléver toujours plus pour ne plus échapper aux divines lois de votre inspiration…

Ne m’avez-vous pas enseigné que la musique s’engendre d’elle –même, mesure après mesure, comme l’esprit naît du silence, seconde après seconde. Maître du Silence, vous en êtes devenu le divin interprète, comment rendre avec des mots ces somptueux échos venus d’un si lointain espace, celui de nos cœurs à jamais réunis.

Ne nous avez-vous pas enseigné que la musique guérissait nos cœurs et qu’en guérissant nos cœurs elle élevait nos âmes. N’est ce pas le plus beau de vos enseignements, vous qui avez su relever la tête quand le destin vous étranglait à la gorge, et qui avez su repousser au loin les violents appels du désespoir, gardant confiance dans les divines lois de la création et des soeurs joyeuses de l’inspiration.

Ne sommes-nous pas, ainsi que vous le disiez, des êtres à l’esprit infini, uniquement nés pour la joie et la souffrance. Vous rajoutiez à cela que les plus éminents s’emparaient de la joie au travers de la souffrance.

Cette joie, vous l’avez conquise de hautes luttes, l’emmenant au plus haut du firmament pour qu’en pluie fine et lumineuse elle retombe peu à peu sur nous, éternelle source de grâce et de délivrance, merveille des merveilles de la création, vous l’avez chanté comme personne, et je vous espère à présent dans les champs purs élyséens, délivré et heureux. Je pense que par delà la vôute des étoiles, entouré d’innombrables assemblées d’anges, vous nous regardez avec l’œil compatissant d’un vieux sage qui sait nos tourments, nous qui essayons de rester tous ensemble des frères, car c’est au travers de ces mêmes tourments que vous êtres parvenu aujourd’hui si haut dans le firmament.

Vous avez enchanté ma vie, et bien d’autres vies encore et je sais aussi que toutes ces marques d’amour et d’affection vous les entendez, où que vous soyez.

Vôtre élève et dévouée

Bernadette

Sarlat , Avril 2012

 

 

Voir sa configuration ennéagrammique selon notre Modèle du Diamant :

http://www.enneagramme-marie.fr/portraits/255-ludwig-van-beethoven

 

 

 

Le type 5 : un élément central

Le type Cinq  jouit d’une place toute particulière dans l’Ennéagramme  même si  cette place n’est  pas visible directement  sur le diagramme de Gurdjieff, contrairement aux autres systèmes en neuf qui lui sont rattachés, comme le système des 9 points du Bagua et des Séphira de l’Arbre de Vie hébraïque , où sa place centrale est on ne peut plus évidente et parlante. ( voir schéma et chapitre 4 )

Pourquoi cette position centrale est cachée aux yeux de l’apprenti ennéagrammien ?  Cela doit avoir  certainement un sens.

L’ennéagramme n’est  t il pas depuis le début de sa création un livre aux 7 sceaux , dont le sens caché  doit  être révélé à celui qui se donne la peine de s’y pencher, pour paraphraser la célèbre phrase de Gurdjieff :  » L’ennéagramme est un symbole universel et chaque science peut être interprétée au travers de lui, et ainsi, pour celui qui sait comment l’utiliser, l’ennéagramme rends les livres et les librairies inutiles. Si une personne isolée dans le désert traçait l’ennéagramme dans le sable, elle pourrait lire les lois éternelles de l’univers, et elle apprendrait chaque fois quelque chose de nouveau qu’elle ignorait complètement auparavant. »

 

pardon, schéma non traduit en français !

 

 

Symbolique du chiffre 5

Penchons nous donc aujourd’hui un peu plus sur ce fameux Type 5 et sur la symbolique du chiffre 5.

Selon différentes traditions que nous allons étudier tout au long de cet article,  le chiffre 5 symbolise  l’Homme dans la plénitude de sa Conscience. Il est symbole d’équilibre et d’ épanouissement.

Nous trouvons  tous les  éléments de la tradition chinoise  (Metal, Eau, Bois, Feu et Terre ) et ayurvédique  ( Terre, Eau, Feu, Air, Espace ) au nombre de 5.

Ce nombre 5 , qui caractérise les éléments,  semble, je cite ici Tenzin Wangyal Rimpoché,  « trop petit par rapport à toute la diversité des choses et des êtres, mais ces 5 éléments se divisent à leur tour à l’infini en ramifications plus subtiles.  Ceci peut par exemple s’appliquer au corps. Il existe cinq appendices majeurs reliés au tronc : deux jambes, deux bras et une tête. Chacun d’eux à son tour se divise en cinq autres, les bras et les jambes en cinq doigts et orteils, la tête en cinq organes sensoriels.  »

On ne peut réduire le monde à ces 5 éléments bien sûr, mais ces 5 éléments reliés à nos 5 sens sont les portes de notre conscience qui nous permettent de réaliser l’unité intérieur entre notre monde physique   (la matière ) et celui  de notre mental ( l’Esprit ) et à ce titre, ce chiffre 5 symbolise très justement  le parachèvement de harmonie et l’équilibre intérieur. Par la maitrise de notre esprit, nous avons maitrise de notre corps et du monde physique qui nous entoure et par une meilleure conscience de notre corps et de nos sens, nous repoussons les limites même  de notre  l’esprit.

 

Le type 5, et la symbolique du  Soleil

 

F Nietzsche, type 5 de l’Ennéagramme

« 

Lorsque Zarathoustra eut atteint sa trentième année, il quitta sa patrie et le lac de sa patrie et s’en alla dans la montagne. il jouit de son esprit et de sa solitude et ne s’en lassa point durant dix années. Mais enfin son cœur se transforma, et un matin, se levant avec l’aurore, il s’avança devant le soleil et lui parla ainsi :

« Ô grand astre ! Quel serait ton bonheur, si tu n’avais pas ceux que tu éclaires !

Voici dix ans que tu viens ici vers ma caverne : tu te serais lassé de ta lumière et de ce chemin, sans moi, mon aigle et mon serpent.

Mais nous t’attendions chaque matin, nous te prenions ton superflu et nous t’en bénissions.

Voici ! Je suis dégoûté de ma sagesse, comme l’abeille qui a amassé trop de miel. J’ai besoin de mains qui se tendent.

Je voudrais donner et distribuer jusqu’à ce que les sages parmi les hommes soient redevenus joyeux de leur folie, et les pauvres, heureux de leur richesse.

Voilà pourquoi je dois descendre dans les profondeurs, comme tu fais le soir quand tu vas derrière les mers, apportant ta clarté audessous du monde, ô astre débordant de richesse !

 

Ce texte merveilleux,  prélude au long poème philosophique  »  Ainsi parla Zarathoustra, » de Nietzsche  , est une illustration admirable de la symbolique du type 5 dans l’Ennéagramme.

Nous verrons au travers des systèmes anciens du taoisme et de la kabbale, que cette  notion  de centrage, d’unité, et d’équilibre est fondamentale dans le type 5. Elle a pour fonction de tout centraliser, pour tout re-dispatcher  autour de lui, à l’instar du soleil dans l’univers, qui concentre à lui seul la chaleur et l’énergie qu’il redistribue aux autres planètes du système solaire.

Il y a dans le mystère du soleil et du ressourcement de l’énergie solaire, tout la symbolique et le mystère propre au type 5 de l’Ennéagramme.

D’où  prend le soleil sa force, sa chaleur, son énergie ?

Le type 5 est à l’image de ce soleil, seul, en équilibre,  au centre de l’univers,  qui concentre et rediffuse toute l’énergie nécessaire à la  course  des planètes et à la vie sur la Terre. Il y a une phénomène d’échanges et d’inter-dépendances constants entre lui et les autres planètes du système.

A l’image du soleil, le type 5 semble seul au milieu de tous et pourtant, peut être est ce ce qui fait dire sans doute à Ichazo qu’il appartient au Domaine des Interactions Sociales, le type 5 a un sens aigu de l’interdépendance de toutes choses. Plus que tous il souffre de ne pas se sentir connecté aux autres, et surtout on pourrait dire  à lui même, quand il a perdu le lien qui le ramène  au centre de lui même, c’est à dire à la  conscience de son être,  à la compréhension de son propre esprit.

. Cette compréhension et ce centrage étant en quelque sorte son oxygène, sa nourriture quotidienne  et la condition sine qua non à son équilibre et à son épanouissement. Lorsque nous avons conscience de ce que nous sommes, ce qui nous sommes, nous ne nous sentons plus seuls.

Plus que tout autre il a besoin de se recentrer, de se reconnecter à son corps ,  à ses sensations pour accéder à un meilleur niveau de compréhension,  de conscience et de connaissance. Cette reconnexion et cet ancrage  au corps  et à lui même sont  indispensables s’il ne veut pas tomber dans l’abime du vide, de la dépersonnalisation, et de la perte d’identité dont il souffre de manière récurrente.

Le Type 5 a besoin, comme le soleil, de se retrouver seul , au centre de son univers, afin de se ressourcer, de se recharger et de pouvoir diffuser à son tour l’énergie de chaleur interne, d’amour et de sagesse dont il a besoin pour s’épanouir, en toute harmonie et équilibre.

Une fois qu’il est ainsi ressourcé et  rechargé, il peut dispenser une énergie extrêmement bénéfique autour de lui, bien qu’il puisse en douter lui même, car souvent il manque de confiance en lui, et pense qu’il est bien peu utile en ce monde.

Sa force,  son besoin de centrage et  d’indépendance,  qui peuvent  le maintenir éloigné des relations sociales dans son aspect non éveillé, peuvent  au contraire être extrêmement inspirants quand il est lui même équilibré et éveillé.

Beaucoup ont souvent attribué le type 5 au Bouddha, ce qui me parait fort judicieux aussi .

 

Little Buddha, film de B Bertolucci

 

Pour illustrer cette notion essentielle de centralité et d’équilibre  dans le type 5, on peut se référer également aux deux systèmes connus de tous, le Bagua et la Kabbale

 

Le type 5 dans le Bagua et la Kabbale

 

Le Bagua: 

 

 

Dans ce système taoiste du Bagua,  vieux de plus de  2500 ans,  nous voyons très clairement  que le 5  est central, au milieu de la forme géométrique.

Il est entouré des huit Trigrammes, chacun correspondant à une direction, une saison de l’année, un élément (figure de gauche ) .

Nous le retrouvons toujours au centre dans le carré Lo Shu ou carré magique, qui est une autre représentation traditionnelle de ces 8 trigrammes  (dessin de droite )

Il est également représenté par le symbole  taoiste du Yin et du Yang, signifiant l’ancrage et l’équilibre parfait  des énergies internes, notions que l’on va retrouver dans la Kabbale également avec la Séphiroth Tipheret, symbolisant à la fois le Soleil,  l’Equilibre et la Beauté dont je parlerai plus bas.

L’astrologie sino-tibétaine définit également ces mêmes Trigrammes,  répartis à la manière de ce Bagua et de ce carré magique,  autour d’un point central, le point 5, représenté par le symbole du Yin et du Yang ce qui porte à 9 le nombre de ces points, appelés également Mewa.

Cette astrologie décrit neuf types de personnalités, calculés sur la base de l’année de naissance, et comme vous pouvez le constater, ces 9 types de personnalités ne sont en rien différents, des 9 types de l’Ennéagramme, ce qui me laisse à penser qu’Ichazo devait certainement connaitre ce système, mais n’en a jamais fait état en ne citant point ses sources.

Voici quelques mots clefs et définition du Mewa 5 dans la système taoiste du Bagua, ce qui nous amène ,  si besoin est, une fois de plus la preuve évidente que l’Ennéagramme ne date pas d’hier … Point besoin de réinventer la roue … comme le dit mon ami Jack.

Le Mewa 5 :

Les personnes qui sont de Mewa 5 sont nés dans dans les années  1932, 1941, 1950, 1959, 1968, 1977, etc..

Nous pouvons être de type 1 ou 7 ou 3, etc…  dans l’ennéagramme et de Mewa 5, mais aussi de type 5 et aussi de Mewa 5, ce qui en accentue notablement les traits, les deux systèmes étant quasi identiques point par point  …

Extrait Robert SAchs : The 9 Star KI system  :

Aspects psychologiques :

Mots-clefs : centrage, suffisance, apathie, manque de confiance, grande endurance aux épreuves, solitude et mécompréhension,   sensation de vide et/ou de plénitude.

Développement spirituel : Contemplation, écoute.

 » Equilibre et intégration de tous les aspects de notre être d’une façon saine et bénéfique. Santé.

La tradition tibétaine voit dans le Mewa 5 les personnes les plus naturellement religieuses. Il existe un lien fort entre eux et leurs ancêtres et ainsi ils devraient faire de cette vénération des ancêtres une part de leur pratique spirituelle,

Les 5 ont un très fort désir de se diriger vers une  vie spirituelle.

Cependant, comme ils sont rapides dans leurs pensées et dans leurs actes de telles personnes peuvent rater des opportunités de croissances et d’apprentissages si celles ci ne sont pas évidentes.

Afin d’approfondir leur compréhension, ils doivent développer une meilleure écoute et prendre du temps à la contemplation.

Ils ont besoin de tranquillité pour équilibrer leur nature agitée.

Les 5 sont sensibles à la musique qui est utile dans leur développement spirituel. Elle leur permet de prendre le recul nécessaire dont ils ont besoin dans leur vie.

Ces personnes sont naturellement altruistes, cependant ils sont parfois bourrus.

Leur altruisme passe souvent inaperçu parce qu’ils trouveront une solution aux problèmes des autres par des moyens inhabituels et souvent parfaits.

Par conséquent les autres pourront rejeter l’aide qu’il leur offre, ou ne pas apprécier pleinement ce que les 5 ont fait pour eux.

De tous les mewas, le 5 est le plus mécompris et malaimé juste parce qu’il est lui même.

ll est conseillé pour de telles personnes de pratiquer les vertus de la patience, de la tolérance et de l’humilité afin d’adoucir leur caractère et aider à améliorer les difficultés qui peuvent survenir entre les autres et eux.  »

 

L’Arbre de Vie : 

 

 

 

Nous voyons dans l’arbre de Vie,  la séphiroth  centrale nommé Tiphereth ,

Elle est, pareillement au point  central du Yin et du Yang dans le  Bagua,  placée au centre du système.

Semblable au moyeu dans le centre des rayons d’une roue, elle agit comme un catalyseur, interagissant avec l’ensemble du système et des autres Séphira avec lesquelles  elle est directement liée. Elle maintient la cohésion,  l’unité et l’harmonie parfaite  du système , la Torah parle également d’inter-inclusion pour cette Séphiroth , dans laquelle  chaque aspect d’une chose reflète toutes les autres parties, comme dans un hologramme.

Elle  correspond à la conscience du « moi, » du « je » , à un niveau personnel, et elle  nous met en contact avec ce que nous sommes vraiment.

Elle nous permet de découvrir notre véritable identité et contribue à nous libérer des conditionnements extérieurs et à développer notre libre arbitre.

Cette Séphiroth  est selon la Tradition reliée au Soleil et représente l’Harmonie, l’Equilibre, la Beauté, notion que nous trouvons déjà dans le symbole taoiste du Yin et Yang , pour le point central du  5 .

Voici quelques mots clefs la résumant :

Tipheret : La Beauté, l’Harmonie

Symbole : la Croix

Archétype : Un jeune enfant

Planète : soleil

Vertu : Dévouement au Grand Œuvre

Vice : Orgueil

Ombre : Vide

Illusion : Identification

Essence du chemin: centralité, totalité

Expérience spirituelle : Vision de l’harmonie des choses.

Aspects positifs : Unification. Cohésion.  Centrage.  Ancrage. Equilibre. Harmonie. Plénitude. Organisation. Discernement et sagesse. Combinaison et réconciliation des contraires. On rayonne sa propre lumière. Profondeur et authenticité. Capacité à commander, à diriger et à gouverner.     

Aspects négatifs : Forces de dissociation,  de séparation et de désintégration. Dualité. Antagonisme. Ambivalence. Incapacité à exprimer ses valeurs profondes et véritables. Orgueil. Autosuffisance. S’illusionne sur  lui même. Identité faible. Manque d’affirmation et de confiance en soi.

 

Tipheret et le type 5 de l’Ennégramme :

Si nous suivons l’ordre traditionnel , nous trouvons Kether associé au type 9, Hochmah au type 1, Binah au type 2, Hesed au type 3, Géburah au type 4 et enfin Tiphéreth au type 5 de l’Ennégramme.

Cette sphère est selon  nos travaux dévolue au type 5 de l’Ennéagramme, dans lequel elle trouve sa parfaite réplique.

Ici la définition du type 5 selon le  fondateur de l’Ennéagramme dit de la Personnalité, Oscar Ichazo :

 L’OBSERVATEUR.

Il est fixé dans le domaine de l’interaction sociale et se manifeste comme quelqu’un qui cherche à voir sans être vu. II a des antennes perceptives très développées mais, refusant de courir le risque de l’implication personnelle, il s’abrite derrière le masque de la sociabilité feinte ou du cynisme.

Le CINQ (l’Observateur/radin) est enraciné physiologiquement dans le système de protection (peau et système lymphatique) qui régit dans la psyché la « fonction du temps » correspondant à « notre besoin d’être aimé », car au début de la vie, le développement de cette fonction est lié à l’action de la mère, en particulier dans les soins et caresses qu’elle prodigue, à même la peau, à son nourrisson. Si cette action a été déficiente, il risque d’en résulter pour l’enfant une certaine fragilité constitutionnelle, de la torpeur et des sentiments de frustration et d’isolement qui marqueront profondément son psychisme et sa sociabilité. Sa passion est l’avarice, mais c’est surtout de ses sentiments qu’il est avare car il les garde à l’intérieur et a peur d’en faire part à autrui. Sa position de retrait fait de lui un observateur si attentif du jeu social qu’il peut arriver à connaître parfaitement les mécanismes sociaux et à devenir alors capable de s’intégrer dans la société pour y jouer son rôle pleinement mais avec détachement, c’est-à-dire sans rester identifié à ce rôle.

Le CINQ a peur de ne pas en savoir assez pour se débrouiller dans la vie. Cela le conduit à avoir une attitude d’observation et de retrait par rapport aux au­tres (domaine de l’interaction sociale), car il préfère étudier et réfléchir que s’engager dans le jeu social qui a toujours pour lui quelque chose d’inquiétant.

Détachement : quand nous réalisons notre vraie nature en profondeur, nous devenons spontanément et sans effort détaché de ce qui n’est pas notre vraie nature.

Omniscience : l’expérience qu’il y a une ample disponibilité de connaissance et une abondance d’énergie pour chacun.

 

Le type 5 selon l’enseignante soufie Laleh Bakhtiar :

Aspects négatifs : Apathie devant la nourriture, le sexe, gagner sa vie. En retrait de la vie. Ralentissement des appétits. Contrôle de soi excessif (ascétisme). Ressentiment. Suffisance. Désespoir. Dissimulation. Impassible. Indifférent. Absence d’émotions. Asocial. Manque de vitalité. Paresseux. Manque du désir nécessaire. Avarice. Pingrerie. Obstiné. Têtu.

 

 

La Prajnaparamita

La Prajna Paramita et le type 5

Je finirai cette  présentation du type 5 en disant qu’il  correspond également selon nos travaux à la 6e Paramita (Vertu ) du bouddhisme Mahayana et Vajrayana

Paramita veut dire en sanskrit un vertu menée à sa perfection, cette perfection nous menant au delà,  sur une autre rive (para ).

Cette 6e Paramita, appelée  Prajnaparamita, signifie en sanscrit , une  connaissance, une sagesse menée à sa perfection, Jna signifiant savoir, connaitre, et pra , excellement,

Prajna paramita signifie connaitre , savoir parfaitement.

Elle correspond à la sagesse, la connaissance ultime qui est essentiellement de comprendre la réalité comme elle est, sans être guidé et illusionné  par elle. Comprendre la vraie nature de notre esprit et des phénomènes tels qu’ils sont, à savoir  dénués de toute existence propre, sans origine, base ou fondement.

Il s’agit de connaitre la vérité ultime,  l’ultime aspect  de la sagesse .

 

Schéma des 10 Paramitas bouddhistes en lien avec les 9 types de l’Ennéagramme (la 10 e Paramita englobant les 9 précédentes )

 

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En raison d’un piratage massif de nos blog et sites, certains documents et illustrations ne figurent plus,

Patience, blog en cours de réfection.

 

Faire et défaire, faire et défaire encore, comme le cycle interminable des saisons, qui s’installent et repartent, comme le  cycle de nos vies.

Ce que nous  faisons nous pouvons le défaire, c’est même une loi naturelle. Mais ceux qui défont à notre place, ceux là vont contre les lois de la nature même.

Et ceux là  même,  seront rattrapés par leurs propres lois, celles qu’ils se sont dictées…

Merci aux personnes bien mal intentionnées de se donner autant de mal pour nous nuire.

Ce genre d’action signe leur faiblesse et tôt ou tard ces personnes finissent par être montrées du doigt et démasquées.

Pour le bien de tous …

Si vous êtes victimes aussi de ce genre de pratiques nuisibles et malveillantes, parlez, dénoncez, même si vous ne connaissez pas le nom des personnes.
 
Parler est le meilleur bouclier envers ceux qui sous estiment notre capacité à aimer, à pardonner, et à ne pas vivre dans la honte et le silence ce qu’ils aimeraient tant que l’on taise …
On vous nuit et vous devenez les méchants, les mauvais…
Parler est la seule manière d’inverser cette logique insensée et perverse
L’heure est à la parole.
Balancez 😉 les êtres qui vous nuisent, dénoncez les pratiques malveillantes de ceux qui vous espèrent dans le sombre cachot du silence et de l’impuissance …
Savent -ils que la bouche de la Sagesse n’a point de bâillon, et que la Vérité ne se laisse jamais manipuler.
Elle seule sait, elle seule parle pour de vrai …

 

 

 

Sur le bord de l’Ennéagramme je me suis assise et j’ai pleuré…

 

A nos amis lecteurs, qui pour beaucoup découvrent nos travaux ou s’y replongent,  après une léger aperçu , pour tous ceux qui ressentent de l’étonnement, de la perplexité, du doute, voire du mépris, et qui s’interrogent sur le bien fondé de notre recherche,  sur l’ajout de toutes nos nouvelles données, le renversement des anciennes , les liens avec des systèmes énergétiques qui leur semblent à des milliers d’années lumières de ce qu’ils ont appris dans les écoles d’Ennéagramme, pour tous ceux là qui s’interrogent, pour ceux qui sont ouverts et de bonne volonté, comme pour ceux qui nous rejettent ou nous critiquent , pour tous je prends ma plume aujourd’hui , parce que je vous aime .

Et je vous dirais tout simplement :

Ne sommes nous pas tous guidés et inspirés par le même  souhait, le même désir profond de faire le bien autour de nous, de soulager la souffrance pour autrui comme pour nous même, n’aspirons nous pas tous à ce bonheur auquel nous croyons tous encore, à cet idéal d’amour, de paix et de fraternité qui nous habite tous au plus profond de notre être ?

Ne sommes nous pas tous assoiffés d’Amour et de Vérité ?

Ne sommes nous pas tous affligés quand le miroir de l’Âme s’obscurcit, et que l’ignorance vient déposer devant nos yeux son épais voile  qui nous éloigne de la lumière ?

Ne sommes nous pas tous  affligés par notre manque de clarté, nos doutes, nos confusions  qui brouillent  le chemin de  la vision , de  la vérité, et du bonheur ?

N’avons-nous pas tous rêvé de connaitre cette lumière, de voir ce voile se dissiper,  de naître à de nouvelles vérités ?

N’avons -nous pas tous imaginé  être ces êtres éveillés et  libérés, parcourus de nouvelles sensations, de nouveaux sentiments, de nouvelles intuitions, de nouvelles inspirations, inondés  de Grâces et dépouillés de toutes peurs devant l’abolition de nos conditionnements, de nos concepts, de nos limitations ?

N’avons-nous  pas tous rêvé d’être ces êtres là , ruisselants de Bonheur ?

Et n’avons-nous  pas tous rêvé de voir tous les êtres autour de nous inondés de ce même Bonheur , de cette même Grâce  ?

 

Imaginez vous que ce bonheur se trouve dans le creux de votre main, pas plus gros qu’une petite boule, comme une boule de cristal, ou un objet précieux, de votre choix…

Cette boule est claire et limpide comme du Cristal, à tel point que vous puissiez y lire tous  les secrets, toutes les vérités qui vous mènent à ce Bonheur.

Cette boule est devenue votre ami, votre guide, vous ne  pouvez plus vous détourner de sa vision.

Imaginez  que cette boule vous dise : «  Je vais te  montrer le chemin du bonheur « 

Vous allez bien sûr la chérir, la garder plus ou moins secrètement avec vous, la tester aussi, la mettre au défi.

Et puis un jour quand vous aurez été convaincus, cette boule vous dira : «  Maintenant que tu as trouvé le chemin du bonheur, laisse moi sur le bord du chemin et fait le vœu que chaque être humain la découvre, car chaque être humain a le pouvoir de se libérer par lui-même, de ses limitations, de ses concepts, de ses préjugés, de ses peurs.   C’est à chacun de faire l’expérience du bonheur, c’est à chacun de se libérer de la souffrance.  Ne cherche pas à convaincre autrui de ton expérience du Bonheur. Fais juste le souhait sincère qu’il le trouve par lui-même, que tous les êtres puissent le trouver par eux même… « 

Chers amis, il en va de même avec l’Ennéagramme…

Faites chacun l’expérience de ce merveilleux trésor, ne vous fermez pas, mais au contraire  ouvrez vous totalement,  libérez vous  des carcans, des dogmes, des clichés et des idées reçues…  

Osez étudier par vous-même, osez vous aventurer dans les sources, même lointaines, même inconnues, n’ayez peur de rien…

Agissez avec Courage, avec Dignité, avec Fierté

Et vous comprendrez, vous verrez comme nous, avons vu, cherché, découvert au fil de ces 20 années de recherches sur le Modèle.

 

Et surtout chers amis, faites le pour le bien de tous, pour le bien de l’Humanité , faites le par amour pour autrui, par amour de la vérité.

 

Je vous aime

St Léon sur Vézère, le 10 février 2018

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je tombe ce matin sur cet ancien texte écrit par Frédéric :

Le matérialisme spirituel : un obstacle au travail sur soi et à la reconnaissance de notre constellation intérieure.

 

Les informations que nous donnons sur le rapprochement entre l’ennéagramme et les autres philosophies et sciences donnent accès à une connaissance très approfondie voire ésotérique de l’être humain.

 

Notre expérience nous a montré qu’il est très difficile de reconnaître notre miasme fondamental. Par contre le sous-type instinctif est en général beaucoup plus facilement identifiable nous verrons pourquoi.

 

Notre miasme dominant ainsi que la tendance fondamentale qui lui est lié, est une souffrance profondément refoulée dans notre inconscient.

 

Le luétique instinctif  (891 )fixé dans le bien fondé de ses croyances aura du mal à admettre que sa tendance fondamentale est basée sur l’ignorance.

Le psorique émotionnel  (234 ) séducteur et théâtral aura du mal à admettre que sa tendance fondamentale est basée sur l’aversion et la haine.

Le sycotique mental  (567 ) pseudo détaché et libre penseur aura du mal à admettre que sa tendance fondamentale est basée sur le désir et l’attachement.

 

 

Les caractéristiques décrites pour tel ou tel type n’ont rien de péjoratif ou de rabaissant. Il n’y a pas de miasme ou de type meilleur qu’un autre.

 

Il s’agit juste si l’on veut s’en libérer de reconnaître une tendance profondément enracinée en soi.

 

La question est : voulons-nous vraiment nous connaître et nous transformer et cela va impliquer une remise en question forcément douloureuse ou bien voulons-nous flatter notre ego et continuer à imaginer ce que nous voudrions être ?

 

Le vénérable Chögyam Trungpa Rimpoché, un des plus grands maîtres bouddhistes tibétains qui a vécu et finit ses jours aux Etats-Unis, appelle ce processus le matérialisme spirituel. Voici ce qu’il en dit[1] : « Ici, deux approches semblent possibles. L’une consiste à essayer de vivre en accord avec ce que nous voudrions être, l’autre à tenter de vivre ce que nous sommes. Essayer de vivre en accord avec ce que nous voudrions être revient à prétendre que nous sommes un être divin,  ou une personne réalisée. Lorsque nous prenons conscience de ce qui ne va pas en nous, de la nature de notre faiblesse,…la  tentation naturelle consiste à essayer d’agir de façon totalement opposée, comme si nous n’avions jamais entendu parler du trouble qui nous habite. On se dit alors : pense positivement ! Fait comme si tout allait bien. Fais semblant d’être bon. Dans la tradition bouddhiste cette approche est connue sous le nom de matérialisme spirituel. »

 

 

Si donc nous voulons aborder un processus de changement authentique il paraît important de l’aborder avec honnêteté et clarté : qu’est-ce que je ne veux pas voir en moi ?

Un couple d’auteurs américains, Hal et Sidra Stone, créateurs de la méthode de psychothérapie appelée le Voice Dialogue  ou dialogue intérieur ont élaboré une méthode pour prendre conscience et contacter ces énergies que nous refoulons et que nous n’aimons pas en nous.

Hal Stone est psychanalyste jüngien. La méthode du dialogue intérieur est un prolongement du travail d’imagination active que proposait Jung pour travailler avec l’ombre. L’ombre est la partie de l’inconscient dans laquelle nous refoulons tous ce que n’aimons pas en nous, qu’on nous a interdit de manifester.

Pour ces auteurs[2] : «  les gens et les choses dans le monde que nous rejetons, haïssons, et jugeons, où à l’inverse que nous idéalisons, sont des représentations directes des parties de soi refoulées. En corollaire de cela, toute personne que nous jugeons, haïssons ou rejetons, ou toute personne que nous idéalisons, est un professeur potentiel pour nous, si nous pouvons revenir en arrière, et voir comment la base de notre réaction, est une partie de soi refoulée. »

 

Un bon exercice peut constituer à noter sur une feuille de papier toutes les personnes que nous détestons le plus et toutes celles que nous idéalisons le plus. Nous aurons un bon panel de quelques parties de soi refoulées et peut être cela nous commencera par nous orienter vers notre miasme ou type ennéagramme.

 

Nous pouvons dire en somme que ce qui nous fait le plus souffrir et que nous ne voulons absolument pas voir en nous est certainement ce qui constitue notre nature la plus  profonde et secrète .

 

 

 

 

 

 

 

[1] Chögyam, Trungpa – Folle Sagesse – Editions du Seuil.

[2] Hal Stone – Sidra Winkelman Embracing each others – New World Libairy.

 

 

 

Extrait : Turning to the Source,Enneagram Revisited, issue 206 ,   B&F Schmitt 2014

Traduit de l’anglais :

Méthode de diagnostic de type

Afin d’appliquer le typage de l’ennéagramme à la médecine homéopathique, nous devions nous assurer d’avoir une méthodologie précise de diagnostic de type E et de sous-type, qui soit à la fois fiable et reproductible.


Fiabilité

La fiabilité relie l’ampleur de l’erreur de mesure dans les mesures observées à la variabilité inhérente au niveau «sans erreur», «vrai» ou sous-jacent de la quantité entre les sujets. Si la fiabilité est élevée, les erreurs de mesure sont faibles par rapport aux véritables différences entre les sujets, de sorte que les sujets peuvent être relativement bien distingués. Une faible fiabilité indique que de grandes variations dans les scores peuvent être attendues lors du nouveau test.


Reproductibilité

La reproductibilité est la variabilité du système de mesure causée par les différences de comportement de l’opérateur.

En termes d’ennéagramme, ce qui doit être mesuré est le type ou le sous-type. Le « typeur » est bien sûr un être humain qui mesure subjectivement selon ses capacités perceptives. Dans ce cas, la précision (fiabilité) dépend du pourcentage d’erreur et du degré de précision de la saisie.

Le facteur de reproductibilité est déterminé par la variation du degré de consistance du typage lorsqu’il est répété dans différentes conditions et par différents types. Plusieurs typeurs devraient être en mesure de typer le même sujet de manière cohérente, sans avoir à se concerter.

Nous considérerons une méthode de typage scientifique si elle répond aux critères suivants:


 Haute fiabilité
Reproductibilité élevée


Quand nous avons abordé l’ennéagramme au début, nous avons vu que les méthodes proposées étaient vagues, inexactes ou non reproductibles.

Les résultats les plus communs que nous avons observés dans la littérature ou dans les témoignages étaient que le typage lui-même était complètement «dépendant du typeur».

Autrement dit, les résultats variaient d’un typeur à l’autre. Et même en répétant le processus après un certain temps sur le même sujet par le même typeur, le résultat était souvent différent.
Pour notre but en tant qu’homéopathes, une telle amplitude de variation et un manque de typage précis et fiable étaient inacceptables. Nous ne pouvions pas utiliser des tests de typage basés uniquement sur les états psychologiques du sujet et du testeur – ils étaient trop subjectifs pour une consultation médicale.
Nous avons dû élargir les données, et notre seule solution était de faire la lumière sur l’ennéagramme en utilisant d’autres systèmes et en comparant les points et les facteurs communs. Les critères de validation ont été vérifiés en fonction du succès des résultats dans la pratique homéopathique avec nos patients.

 

 

 

 

L’Ennéagramme et le Mandala du Soi

Bernadette Bollero-Schmitt

Frédéric Schmitt, MD, homéopathe.

Auvergne 2006

 

Quelques notions au sujet des travaux de B&F Schmitt menés depuis 2000 sur l’Ennéagramme et de leur  méthodologie de recherche.

Ce texte a été écrit en 2006, et ne  tient compte que du début de nos recherches, sa genèse en quelque sorte.

Les recherches ont  bien avancé depuis notamment avec l’introduction des 5 caractères de Reich, les 5 Familles de Sagesse du bouddhisme, les 72 Archétypes/Anges  et les 36 Décans astrologiques en lien avec l’Enneagramme et les Fleurs de Bach

. Ouvrage en cours de rédaction , Patience …

 

 

Introduction

 

L’ennéagramme est un outil dont l’origine est mystérieuse. Nous sommes redevables à G.I. Gurdjieff d’avoir divulgué, dans les années 1920, pour la première fois en occident ce remarquable système. Cependant son usage systématique dans la compréhension et l’analyse de la psyché humaine remonte à Oscar Ichazo dans les années 1960. Laleh Bakthiar a publié un remarquable ouvrage en 1994 levant pour la première fois le voile sur l’approche soufie  et néo-platonicienne de l’ennéagramme.

Bernadette a connu l’ennéagramme au contact de son maître, le Vénérable Dhiravamsa, enseignant bouddhiste respecté, l’ayant lui-même étudié auprès de Claudio Naranjo dans les années 1970.

Frédéric est médecin, homéopathe classique depuis 1986, également élève de Dhiravamsa.

 

Dans les années 2000, Bernadette et Frédéric, ont découvert les clés permettant d’appliquer l’ennéagramme à l’homéopathie. Il s’avère que ces deux systèmes ont une très grande similitude. Ils présentent deux portes d’entrée : pour l’ennéagramme les trois centres et les trois sous-types, pour l’homéopathie, les trois miasmes et les trois règnes. Leur découverte a consisté à mettre en parallèle les trois centres et les trois miasmes ainsi que les trois sous-types et les trois règnes. Afin de comprendre l’importance de cette découverte, il faut rappeler que la thérapeutique homéopathique traite l’individu dans sa globalité physique, énergétique et psychique.

 

Samuel Hahnemann, fondateur de l’Homéopathie

 

L’homéopathie

Dans cette approche médicale, la pratique a démontré qu’une substance unique va équilibrer un individu unique. Cette substance est appellé le Simillimum. Toute la quête de l’homéopathe est de déterminer ce fameux graal, le Simillimum. En homéopathie, afin de faciliter cette recherche, les praticiens ont l’habitude de diagnostiquer au préalable le miasme et le règne de leurs patients. Il existe trois miasmes (ou terrains) ainsi que trois règnes (minéral, animal, végétal). Le diagnostic correct du miasme et du règne va orienter vers un certain groupe de remèdes spécifiques. Cependant cette recherche est ardue, car il existe près de 3000 remèdes dans la pharmacopée homéopathique. Si bien que les homéopathes n’utilisent qu’environ une centaine de ces remèdes dans 80% des cas.

La découverte de Bernadette et Frédéric a permis de faciliter grandement le diagnostic de miasme et de règne. En effet, leur pratique clinique a démontré que le centre prédominant dans l’ennéagramme détermine le miasme dominant et de la même façon le sous-type dominant celui du règne. Ceci est objectivé les  tableaux suivant, sorry in English only   :

 

Enneagram Center Subtype
Homeopathy Miasma Kingdom

 

 

 

Centers Instinctive Emotional Mental
Miasmas Luesis Psora Sycosis

 

 

Subtypes Selfpreservation Sexual Social
Kingdoms Mineral Animal Vegetal

 

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